Les parents à l’heure du choix

Posté par toulouse2008 le 2 mai 2012

Les parents à l'heure du choix dans Actions des elus cedrerbx6-300x225

Le C.E.D.R.E, Collectif des Elus Démocrates et Républicains à l’Education, appelle les parents d’élèves à se mobiliser et à massivement voter pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle dimanche 06 mai 2012.

 Le président de la République sortant doit assumer les conséquences du bilan de sa politique éducative. Constamment interpellé par les élus, les organisations syndicales, les fédérations de parents d’élèves, Nicolas Sarkozy n’a jamais voulu entendre raison et s’est enfermé dans son dogme du « faire mieux avec moins ».

Chacun a pu constater les conséquences de ces choix. Tous ceux et celles qui ont revendiqué, manifesté et contesté ces choix doivent maintenant le sanctionner.

Le bilan est lourd. 80 000 postes (dont plus de 5000 pour notre académie, saignée) ont été supprimés en 5 ans, de toutes natures et de toutes fonctions, des enseignants aux C.P.E en passant par les infirmières scolaires.

 Nous avons subi cette politique de suppression « bête et méchante » sur tous les territoires de notre département, de Dunkerque à Maubeuge, et notamment au cœur de nos écoles, fragilisées durablement.

Nous avons constaté et accompagné la colère des équipes éducatives mais aussi des parents d’élèves, mobilisés comme jamais, pour sauver l’essentiel alors que les fermetures de postes et d’écoles étaient décidées avec brutalité.

Le Nord Pas de Calais sera, si Nicolas Sarkozy est réélu, une des régions les plus touchées par les suppressions à la rentrée 2012 avec plus de 1000 postes repris.

François Hollande a, au contraire, décidé de faire de la jeunesse et de l’éducation le centre d’une nouvelle politique pour rompre définitivement avec les erreurs de la droite.

60 000 emplois seront créés dans tous les secteurs éducatifs, enseignants, C.P.E, médecins et infirmières scolaires, personnels Rased et corps de remplaçants compris, pour reconstruire sur 5 ans le service public de l’éducation nationale.

 François Hollande a affiché, au-delà des postes, la priorité accordée à l’école et notamment l’école maternelle, moment où beaucoup se joue.

« Parmi les créations de postes que j’ai annoncées (12000 par an), une part sera affectée dans la maternelle et dans l’école élémentaire, mais d’abord dans la maternelle. Je veux qu’il y ait plus d’enfants qui soient scolarisés à partir de deux ans. (…) Ensuite, à partir de trois ans, je pose un principe, qui est que tout enfant ayant trois ans doit être accueilli à l’école maternelle publique »..

François Hollande a pris un autre  engagement fort. Elu président de la République le 06 mai, il engagera très rapidement des moyens nouveaux pour préparer au mieux la rentrée 2012 et donnera mission au ministre de l’éducation de travailler à une loi de programmation et d’orientation.

«  Je présenterai avec le gouvernement une loi de programmation et d’orientation. Nous avons besoin d’avoir une vision et des engagements. La vision, c’est l’école de demain : qu’est-ce qu’elle peut apporter non seulement à chacun de nos enfants, mais aussi à la France ? »

Le C.E.D.R.E  appelle, pour toutes ces raisons, toute la communauté éducative et notamment les parents d’élèves, à voter massivement pour François Hollande le 06 mai 2012.

 

Alexandre LECHNER   Olivier CAREMELLE

Porte parole du C.E.D.R.E

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Vers les nouvelles écoles de…professeurs

Posté par toulouse2008 le 6 avril 2012

« Je mettrai en place un prérecrutement des enseignants avant la fin de leurs études. Pour tous, je rétablirai une formation initiale digne de ce nom »Vers les nouvelles écoles de...professeurs iufm

Extraites du programme politique de François Hollande, ces deux mesures témoignent de notre ambition collective de refonder la politique éducative de notre pays et ce bien au-delà de l’engagement pris sur les 60 000 nouveaux postes pour le mandat 2012-2017.

 

Nous avons rencontré avec Yves Durand,  sur cette base, des personnels de l’IUFM Nord Pas de Calais afin de faire le bilan des dernières réformes et nous projeter sur la proposition de François Hollande de créer de nouvelles écoles de professeurs.  

 Le bilan est lourd. Nicolas Sarkozy a, pour des raisons dogmatiques et idéologiques, tué la formation des enseignants et « décervelé » les IUFM.

 La « mastérisation » a été conçue en 2008-2009 sans volonté réelle d’améliorer la formation des maîtres : aucun projet n’a guidé si ce n’est la volonté d’économiser 14000 emplois de stagiaires (près de 10000 ETP), dans le cadre de la RGPP.

 

La cour des comptes vient  d’ailleurs d’en dresser un bilan accablant. Réforme conduite sans réflexion pédagogique, concours trop tardif conduisant à des échecs massifs, et surtout, absence totale de formation pratique sont à juste titre pointés du doigt par les rapporteurs. Les économies visées par la réforme ont en outre été réduites à néant du fait des diverses indemnités versées et du coût que représentent deux années d’études supplémentaires, coût qui n’a pas encore été chiffré.

Près de 70% des enseignants recrutés n’ont eu absolument aucune expérience de l’enseignement avant leur prise de fonction à plein temps. Souvent affectés en zone difficile, parfois sur plusieurs établissements, obligés en outre d’effectuer des heures supplémentaires, ils ont été très peu – voire pas du tout – accompagnés. Plus de 1/5 d’entre eux n’ont pu rencontrer leur tuteur qu’après avoir commencé leurs premiers cours et seuls 13 % ont bénéficié de la formation de cinq jours annoncée par le ministre pour préparer la rentrée scolaire et ont dû se contenter d’un DVD sur la tenue de classe.

 

Enfin, Un jugement en date du 28 novembre 2011 du Conseil d’Etat a annulé une partie de la réforme. Plutôt que de prendre acte de ce désaveu, la droite, à travers la proposition de loi Grosperrin préfère graver cette réforme unanimement décriée dans le marbre, tout en permettant à des organismes privés de conduire désormais la « formation » des enseignants. Accablant et consternant!
La formation professionnelle des enseignants est la clé de voute de la refondation de l’école que François Hollande a l’ambition de conduire. Des enseignants bien formés, c’est la condition première de la réussite des élèves. Il s’agit de leur donner les moyens de remplir l’ensemble de leurs missions : instruire, éduquer, accompagner les élèves dans leur insertion sociale, professionnelle et citoyenne. Cela nécessite une formation, initiale comme continue, qui couvre toutes ces dimensions, une formation équilibrée entre connaissances disciplinaires, pédagogie et pratique. Ce sera le rôle des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation, qui, au sein de l’Université, réuniront enseignements théoriques et pratiques ainsi que la recherche pédagogique.

Les enseignants doivent entrer progressivement dans leur métier, pour avoir le temps d’en découvrir toutes les facettes, d’en devenir de véritable concepteurs, de retrouver du pouvoir d’agir.

La destruction de la formation par le gouvernement de N. Sarkozy est la pire attaque que la droite ait conduite contre l’école républicaine et ceux qui la font vivre. Sa refonte sera un pilier de la revalorisation du métier d’enseignant, indispensable à l’heure où la chute vertigineuse des candidatures aux concours témoigne d’une crise des vocations sans précédent. Enseigner est un métier extraordinaire, mais c’est un métier difficile, un métier exigeant, donc un métier qui s’apprend.

L’allongement de la durée des études tend à détourner les étudiants modestes de la carrière enseignante. Pour que l’enseignement redevienne un moyen d’ascension sociale, un dispositif de prérecrutement leur permettra, dès la fin de la licence, de financer leurs études tout en acquérant une première expérience dans les établissements scolaires.

Au delà du bilan et des constats largement partagés plusieurs points ont émergés pendant ce temps de rencontre sur la création des futures écoles de professorat, les personnels souhaitant en priorité:

Etre « autonome » même si les écoles seraient placées sous couvert des Universités,

Avoir une identité forte, inscrite dans les territoires et dans le cahier de charges valant création des écoles

 Obtenir des moyens conséquents avec un pilotage politique et administratif adéquats (l’iufm NPDC a eu du mal, doux euphémisme, à travailler avec l’université d’Artois)

Délivrer une formation professionnelle et universitaire

Sur ces bases, quelques questions seront évidemment à régler après les élections pour déterminer le ressort des écoles (département ou région), la pérennité des sites (certains sont aujourd’hui très fragilisés), le positionnement des concours au regard du prérecrutement.

 

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Etudiants, étudiantes : 10 bonnes raisons de voter François Hollande

Posté par toulouse2008 le 27 mars 2012

 «  Je veux remettre l’éducation et la jeunesse au cœur de l’action publique »

Etudiants, étudiantes : 10 bonnes raisons de voter François Hollande dans Mobilisations fhecoleFrançois Hollande, le Bourget le 22 janvier 2012

 

Depuis 5 ans, le bilan de la droite et de Nicolas Sarkozy tourne au passif. Malgré tous les discours pour améliorer les conditions de la réussite dans l’enseignement supérieur, la situation collective et individuelle des étudiants s’est concrètement dégradée.

L’échec de Nicolas Sarkozy est patent. Augmentation du taux d’échec en Licence qui atteint près de 50 % des étudiants du premier cycle et 90% de ceux issus des bacs professionnels. Précarisation des étudiants contraints souvent de travailler pour subvenir à grand peine à leurs besoins. Dégradation des conditions de vie et de travail des étudiants, victimes directes et sacrifiées, non de la crise, mais de la politique menée par Nicolas Sarkozy.

Il est temps, avec François Hollande, de fixer de nouvelles priorités à destination de l’enseignement supérieur et en particulier vers tous les étudiant(e)s qui aspirent légitimement à retrouver des conditions d’études et de vie plus favorables qu’aujourd’hui.

François Hollande l’a déclaré depuis longtemps et s’y engage très concrètement, la priorité du mandat sera celle de la jeunesse pour permettre à « chaque génération de vivre mieux que la précédente ».

Concernant la jeunesse étudiante, des mesures concrètes et prioritaires seront prises dès le début du mandat pour arrêter le déclin de leurs conditions d’études et de vie.

Le premier objectif concerne la réussite des étudiants et la réforme des premiers cycles.

 Afin de combattre en amont l’échec à l’Université, un service public d’orientation territorialisé sera créé, du secondaire au supérieur. Il donnera enfin la vraie possibilité aux étudiants de s’orienter positivement et non de subir une voie post- bac aléatoire.  

Les premiers cycles universitaires seront réformés, en décloisonnant les filières à l’Université afin d’éviter les spécialisations trop précoces des étudiants et en renforçant les passerelles entre toutes les formations du supérieur. Il faudra en particulier trancher la place accordée aux grandes écoles et évidemment la question de leur accès qui reste encore trop élitiste, conséquence de la reproduction économique et sociale.

La première année de la licence sera revue en priorité car c’est à son niveau que se joue l’essentiel des décrochages alors que peu est aujourd’hui fait pour résoudre les difficultés des étudiants et donner aux Universités les moyens pédagogiques d’encadrement.

 L’accès  aux sections BTS et IUT des lycées issus des enseignements professionnels et technologiques sera lui aussi amélioré, ultime garantie d’une réelle volonté de démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur en donnant toutes les chances de réussite aux étudiants.

Enfin pour favoriser celle -ci, 5000 des 60 000 postes d’enseignants recrutés pendant le mandat seront affectés  prioritairement au premier cycle afin de renforcer l’encadrement et  développer des pédagogies adaptées.

Le second objectif, complémentaire de la réforme pédagogique, consistera à la création d’un plan national pour la vie étudiante.

Un programme de 40 000 nouveaux logements étudiants sur cinq ans sera lancé, complété par l’accès aux logements sociaux pour les étudiants. Le système de caution solidaire sera lui aussi renforcé et simplifié pour le rendre plus efficace qu’aujourd’hui. Ce plan permettra enfin de mieux loger les étudiants qui vivent trop largement aujourd’hui dans des conditions souvent inacceptables alors que Nicolas Sarkozy avait voulu restreindre l’accès des étudiants aux aides personnalisées aux logements.

Une concertation sera menée pour l’extension du chèque santé que certains départements ont déjà mis en place.

Une allocation d’études et de formation sous conditions de ressources sera créée dans le cadre d’un parcours d’autonomie. Il permettra aux étudiants les plus modestes de se consacrer à leurs études dans le cadre d’un contrat de réussite les engageant. Rappelons si besoin que prés de 20% des étudiants n’ont à ce jour de complémentaire santé et que plus d’un tiers renonce à se soigner faute de moyens puisque les complémentaires ont toutes augmentées.

Un vaste plan de pré-recrutement sera ouvert en particulier pour ceux qui se destineront aux carrières de l’enseignement à travers les Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation qui seront créées dans le cadre des Universités. Cette perspective d’emplois publics permettra à ceux qui auront choisis de devenir enseignants de préparer leur concours dans de bonnes conditions tout en favorisant les futures embauches dont le ministère aura besoin.

Enfin pour mettre fin aux abus constatés, les stages seront encadrés répondant ainsi aux attentes légitimes des étudiants qui très souvent, sont victimes d’employeurs utilisant ces périodes pour éviter d’embaucher. 

 

« Parce que c’est une cause juste, parce que le problème de la France est bien celui de la préparation de sa jeunesse, relevons ensemble le défi de l’avenir. »

François hollande

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Le projet éducatif de F.Hollande

Posté par toulouse2008 le 25 mars 2012

Photo: Benjamin Geminel

François Hollande a répondu samedi 17 mars à l’invitaton de la FCPE (Fédération des Conseils des Parents d’élève) qui organisait une « journée d’interpellation des candidats à la présidentielle ». Il a donné son point de vue sur l’avenir de l’école, mais aussi sur des sujets très concrets, rythmes scolaires, devoirs à la maison, notes, statut des parents d’élèves, etc…

Retrouvez les principales déclarations du candidat et l’intégralité de son intervention ci dessous.

LES PRINCIPALES DECLARATIONS

1) Rythmes scolaires: une journée scolaire plus courte, plus de jours d’école, retour à la semaine de 4 jours et demi.

« C’est en France que la scolarité dans l’année est la plus courte, et le nombre d’heures dans la journée le plus élevé. Nous devons en terminer avec ce qui produit de la fatigue chez les enfants, de la difficulté d’enseigner pour les professeurs et un déséquilibre dans l’année. Il y a aujourd’hui beaucoup plus de jours sans école que de jours avec école. Nous devons travailler sur un temps dans l’année où il y a plus de journées d’école (…) Donc, nous devons rétablir un équilibre, et nous le ferons en faisant en sorte que nous travaillions avec les enseignants, avec les parents, avec les élus locaux pour revenir à une journée scolaire plus courte et à une semaine scolaire qui ne sera plus celle des quatre jours. (…) Je déciderai le retour à la semaine de quatre jours et demi.

(La disparition du samedi a eu pour conséquence la disparition de deux heures hebdomadaires par élève, soit 72 heures par an) 

2) Scolarisation des enfants de moins de 3 ans :

« Parmi les créations de postes que j’ai annoncées (12000 par an), une part sera affectée dans la maternelle et dans l’école élémentaire, mais d’abord dans la maternelle. Je veux qu’il y ait plus d’enfants qui soient scolarisés à partir de deux ans. (…) Ensuite, à partir de trois ans, je pose un principe, qui est que tout enfant ayant trois ans doit être accueilli à l’école maternelle publique.

3) Les devoirs faits en priorité à l’école, pas à la maison

« Je suis pour qu’une grande partie des devoirs se fasse dans le temps scolaire, c’est-à-dire que ce soit un élément du temps de travail à l’école. Est-ce à dire qu’il n’y aura jamais rien à faire à la maison ? Non, même si j’en vois les contraintes et les risques. Plus il y a de devoirs à faire hors du temps scolaire, plus les inégalités selon les niveaux d’éducation des parents, les situations familiales, risquent encore de se creuser. Donc, nous devons faire en sorte qu’il y ait des devoirs qui soient faits pendant le temps scolaire, mais aussi l’apprentissage par l’élève lui-même d’un certain nombre de travaux qu’il doit conduire à la maison. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas suivi et accompagné.

4Les notes à l’école : faire évoluer l’évaluation

« Je suis pour le maintien des notes, mais avec une autre forme d’évaluation, une évaluation qui tienne compte également des progrès qui sont faits, des efforts qui ont pu être engagés. De ce point de vue, un certain nombre de travaux ont été engagés pour donner plusieurs indications chiffrées : sur le travail mais aussi sur l’implication de l’élève, sur le progrès qu’il a pu faire. Donc, je suis tout à fait favorable à une évolution de l’évaluation des élèves régulièrement.

5) Le redoublement

« Je considère qu’il y a un gâchis par le redoublement. Nous devons limiter le nombre de redoublements. En même temps, nous savons bien qu’il y a des élèves qui ont du retard, des difficultés, des moments particuliers d’adaptation. Donc, nous reprendrons la politique des cycles en la pensant de l’école maternelle jusqu’au collège, pour permettre qu’il y ait aussi du rattrapage, et ne pas entrer dans un processus cumulatif où un redoublement déjà sanctionne, puis un autre oriente, et un dernier élimine. 

6) Cours particuliers : lutter contre la marchandisation de l’école

« Je suis pour que l’accompagnement scolaire puisse être également mené. Nous connaissons, là, la problématique des services privés, de la marchandisation de l’accompagnement scolaire. Si nous voulons lutter contre cette marchandisation, cette nouvelle forme d’inégalité, il nous faut apporter, avec des personnels qui ne sont pas forcément des professeurs, un suivi des élèves par rapport aux devoirs qui doivent être accomplis à la maison ou en étude surveillée. (…) Cela peut être des jeunes tuteurs, cela peut être un certain nombre de personnes qui au-delà de l’école, dans les services civiques, peuvent apporter aussi leurs compétences. Là, il ne s’agit plus du travail des professeurs. Les devoirs principaux doivent être faits avec les professeurs ; l’accompagnement, l’aide et le soutien doivent être faits par des associations ou par le service public lui-même avec des personnels qui ne sont pas nécessairement des professeurs.

7) Une loi d’orientation et de programmation pour le service public d’éducation

«  Je présenterai avec le gouvernement une loi de programmation et d’orientation. (…) Nous avons besoin de cette programmation — programmation de moyens. Nous avons besoin de cette orientation. (…) Nous avons besoin d’avoir une vision et des engagements. La vision, c’est l’école de demain : qu’est-ce qu’elle peut apporter non seulement à chacun de nos enfants, mais aussi à la France ? Cette loi de programmation prévoira des moyens supplémentaires. Lorsque j’ai indiqué les 60 000 postes (12 000 par an), c’était bien pour donner, déjà, cette priorité, dans un contexte budgétaire très difficile, dans un contexte financier très lourd. Et vous avez sans doute entendu ce que cela m’a valu : « comment, vous n’y pensez pas, que l’on pourrait faire 12 000 recrutements par an, 60 000 postes, soit 2,5 milliards d’euros à la fin du quinquennat ? ». J’ai répondu : 2,5 milliards, c’est le coût du bouclier fiscal sur cinq ans. Que préfère-t-on, protéger les plus favorisés ou protéger les enfants de la République ? J’ai ma réponse. »

8) Financement de l’école privée sous contrat

« J’entends ce qui est dit sur la loi Carle. Ce qui est grave, avec notamment l’application de la loi Carle – car il y a la loi et il y a la circulaire, et vous avez sans doute été informés de la circulaire –, c’est qu’une dérive s’est produite. Ce que nous devons faire, c’est faire en sorte que la ville ou la commune – car il s’agit souvent d’une commune rurale – qui veut garder son école publique, que la commune qui a une solution publique pour son école, ne doit pas payer pour un élève de la commune qui va dans une autre commune dans une école privée. »

9) Statut des représentants de parents d’élèves :

« La première évolution serait de dire que le représentant parent élu dans un conseil de classe aurait le droit de s’absenter. »
– « Je pense qu’il faut reconnaître la représentation de parents d’élèves avec des droits spécifiques pour celles et ceux qui en ont été élus. Comment faire : essentiellement avec les employeurs, privés comme publics. Nous aurons d’abord à permettre des autorisations d’absence, ce qui n’est pas toujours possible notamment aux heures où se tiennent les conseils de classe. Ce qui fait que des parents légitimement élus, qui ont la confiance d’autres parents, ne peuvent pas s’y rendre parce qu’ils n’y sont pas autorisés, tout simplement.
– « Ensuite, il y a la question de la rémunération de cette absence. Là encore, je suggérerais qu’il conviendrait de trouver un accommodement avec les employeurs par rapport à des avantages en termes de cotisations sociales ou de fiscalité, qui pourraient être de nature à compenser la perte pendant un temps du travail du salarié.
– « Un décret devrait pouvoir permettre de résoudre un certain nombre de choses. C’est là l’engagement que nous souhaitons entendre, clairement, de la part des candidats à l’élection présidentielle. (…) Si je deviens le prochain président de la République — j’y travaille —, sans attendre même que l’Assemblée nationale soit renouvelée, ce décret peut être pris. Il le sera.
- « Au-delà du décret, nous rêvons de faire des élections de parents un grand moment. (…)Il faut une grande journée d’élection des délégués parents, mais aussi des délégués élèves. Cela pourrait se tenir le même jour. Ce serait une sacrée façon de reconnaître la démocratie au lycée !

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S’épanouir dans les collèges du département !

Posté par toulouse2008 le 17 mars 2012


Patrick Kanner, Président du Conseil Général du Nord a réuni mercredi tous les acteurs éducatifs engagés dans la construction du projet éducatif global du département afin de donner  une ampleur inégalée à la politique éducative de la collectivité.S’épanouir dans les collèges du département ! dans Actions des elus pegdsynth%C3%A9se2

Après plus de trois mois de concertation proposée aux nordistes de tous les territoires, le forum de mercredi a permis de mettre en valeur les attentes des territoires et surtout celles des élèves,  des enseignants, des personnels d’encadrement, des parents et grands parents d’élèves, des associations intervenant dans le champ scolaire et périscolaire ou encore  d’ élus .

Cette étape indispensable de consultation et de réflexion  menée dans les ateliers citoyens ( à Grande Synthe, Cambrai, Aniche, Villeneuve d’Ascq, Maubeuge, Marly, Hazebrouck) ont d’ores et déjà permis d’identifier des grandes attentes et des besoins très concrets dont se saisiront les élus  et les services du département pour imaginer le futur PEGD expérimenté à la rentrée 2012.

Les thèmes abordés autour de trois sujets de travail, le jeune dans sa vie sociale, le jeune dans sa vie familiale, le jeune dans sa scolarité, ont été l’occasion, pour ceux qui ont participé, d’apporter évidemment leur éclairage, leur attente pour concevoir le collège de demain.

Cette démarche, peu connue pour l’heure, cinq départements ont un projet éducatif global, compétence naturellement non obligatoire, est importante au moment où la question éducative est débattue très largement et appréhendée par les parents comme une condition absolue de la réussite de leurs enfants.

Pour avoir moi même participé à ces réunions autant que je le pouvais, et pour me faire la voix de ceux qui ont parlé et quelquefois évoqué leurs difficultés voire leur souffrance mais aussi leur espérance, trois maîtres mots me semblent ressortir des travaux et de la participation de tous : réussite, changement, épanouissement.

Le rapport au collège comme celui à l’école ou au lycée est évidemment lié à la réussite scolaire alors que les parents investissent et surinvestissent dans l’école, complètement certains que l’avenir de leurs enfants s’y joue en grande partie. De nombreux participants ont évoqué une réussite plus large que celle liée à la réussite éducative affichant clairement l’importance de tous les acteurs éducatifs, dans et hors de l’école, et soulignant l’ambition de créer non seulement les conditions de la réussite scolaire mais aussi celle du citoyen de demain.

Cette approche globale déjà développée dans les projets éducatifs locaux  nécessite d’intégrer la part du changement dans les « têtes et les âmes » pour ne plus  concevoir le collège comme que de simples murs et un espace temps de 4 années dans lesquels le jeune va traverser pour aller au lycée.

Les collèges sont d’abord et avant tout des lieux d’apprentissages de compétence «  éducation nationale » mais dans lesquels une nouvelle politique éducative locale doit pouvoir aussi se développer. Ni ghettos, ni sanctuaires, les collèges  sont  inscrits de manière « identitaire » dans les quartiers de nos villes et doivent pouvoir bénéficier du travail et de la complémentarité de tous les acteurs sous couvert du PEGD.  Cela nécessitera la complémentarité et le partenariat actif entre les communes, le département et l’éducation nationale.

  Enfin il ne servirait à rien ou à peu d’inventer une nouvelle politique, même aussi innovante, si l’on ne répondait pas aussi aux attentes très concrètes et directes des élèves, jeunes adolescents qui vivent les années collèges de manières différentes. Les efforts très importants déjà entrepris sur l’accueil devront se poursuivre pour faire des collèges des espaces de travail et de vie ou « l’on a envie de venir, de rester, de travailler, de rencontrer, de s’amuser » à l’image d’établissements dans lesquels les élèves s’approprient complètement ceux-ci.

S’épanouir dans les collèges du département ! Quel slogan ambitieux Monsieur Kanner !!

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François Hollande soutient notre mobilisation

Posté par toulouse2008 le 13 mars 2012

François Hollande soutient notre mobilisation dans Actions des elus educhollande

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L ‘imposteur

Posté par toulouse2008 le 29 février 2012

Communiqué

  Le collectif CEDRE, réuni une première fois à Roubaix, participera évidemment aux différentes formes de mobilisation, contre la politique menée depuis 5 ans et  la conception de l’école développée hier par N.Sarkozy.
Aux côtés des enseignants  et de leurs syndicats, en lien avec les parents d’élèves et en soutien avec le CDEN alternatif constitué, nous appelons, dés le début mars, à la mobilisation civique pour faire le meilleur choix pour l’école autour de F.Hollande.

L’imposteur

Le discours du futur ex Président L 'imposteur dans COURRIER ELUS ecolelib%C3%A9rale-300x261de la République sur l’éducation à Montpellier a été l’occasion pour tous ceux qui l’ont écouté, avec attention, celui de l’imposture et de la désinvolture.

Aura –t-il, au bout de son intervention, plus convaincu là où pendant cinq longues années ses équipes gouvernementales ont maltraité l’éducation nationale ?

Aura –t-il convaincu tous ceux et celles qui, au jour le jour, assistent à la désagrégation très concrète des écoles et en premier lieu de l’école maternelle martyrisée comme jamais ?

Aura –t-il convaincu tous ceux et celles qui, des milliers chaque semaine, s’organisent, se mobilisent, revendiquent et pétitionnent pour empêcher la fermeture de classes ou regretter l’augmentation durable des effectifs par classe ?

Aura-t-il convaincu les enseignants, « ces fonctionnaires mal considérés et mal payés », pour leur proposer de « travailler plus pour gagner plus », en réalisant demain 26 heures de présence dans leur établissement contre la promesse d’augmentation salariale ?

Aura –t-il convaincu les partisans de l’école maternelle et élémentaire en oubliant celles-ci et en préférant s’attaquer au collège unique et au lycée?

Aura-t-il convaincu tous ceux et celles qui, frappés par les difficultés économiques et sociales, ne peuvent même plus aujourd’hui s’en remettre à l’école alors que l’ascenseur social paraît définitivement bloqué ?

Aura-t-il même convaincu ses propres troupes, tous ceux et celles qui ont entendu, d’abord et avant tout, les « valeurs de travail, de respect et de famille » accolées à l’éducation pour sciemment oublier la promotion de la culture, de l’émancipation par l’école et de la réussite scolaire pour tous?

Aura-t-il convaincu tous les parents et les élèves, stigmatisant les uns et les autres, forcément « responsables » et coupables de leur échec ?

Le collectif C.E.D.R.E constate une nouvelle fois la conception libérale de l’école de Nicolas Sarkozy qui, s’il était réélu, fragilisera encore davantage le système public d’éducation sous prétexte, fallacieux de le réformer.

Le seul mérite évidemment du discours de Montpellier est celui de la clarté, entre deux conceptions radicalement différentes de concevoir l’école à la fois dans ses buts et moyens.

Nous appelons en conséquence à la mobilisation civique de chacun, autour de François Hollande, afin de garantir, dés la prochaine rentrée scolaire, avec tous les acteurs éducatifs la refondation de l’école.

Olivier Caremelle  Alexandra Lechner
Porte parole du CEDRE
0660220915

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« La colére se traduira dans les urnes… » Yves Durand

Posté par toulouse2008 le 24 février 2012

Le collectif C.E.D.R.E  a tenu sa première réunion mercredi 22 février 2012 à Roubaix, accueilli par P.Dubois, premier adjoint et Mehdi Massour conseiller général du canton.

L’occasion était donnée d’échanger du devenir du service public d’éducation avec les élus invités alors que 10 ans de politique de droite l’ont durablement fragilisé.

Yves Durand est revenu en premier sur le double bilan catastrophique de Messieurs Chirac et encore davantage M.Sarkozy.

Bilan d’abord quantitatif avec la suppression de 80 000 postes en 5 ans de toutes natures et de toutes fonctions, des enseignants aux C.P.E en passant par les infirmières scolaires. Nous  voyons cette politique de suppression « bête et méchante »  s’appliquer sur tous les territoires du Nord au Sud de notre département et constatons la colère monter partout notamment des équipes éducatives mais aussi des parents d’élèves mobilisés comme jamais. « Cette colère se traduira soyons en sûrs dans les urnes les 22 avril et 06 mai prochain ».

Bilan qualitatif aussi, N.Sarkozy ayant « complètement dénaturé l’école républicaine broyant dans ses mains la carte scolaire, favorisant l’autonomie des établissements pour augmenter la concurrence entre eux, cassant la politique éducation prioritaire  et prenant pour modèle l’enseignement privé»

C’est dans ce contexte dégradé que les collectivités locales, communes et départements se mobilisent pour dynamiser des politiques locales innovantes et ambitieuses.

Marie Laurence Davoine, adjointe au Maire de Tourcoing, est revenue sur le projet éducatif global  Tourquennois, Pégase, qui montre « la capacité des villes, lorsqu’elles le décident de manière volontaire, à faire de l’éducation au sens large une priorité de tous les jours pour la ville ».

Cette démarche des PEL ou PEG porté à Tourcoing, Roubaix, Lille Lomme Hellemmes ou Dunkerque ne peut évidemment se faire « sans la mobilisation de tous les acteurs éducatifs présents dans les quartiers et notamment les écoles et les collèges mais aussi les parents d’élèves associés. »

Patrick Kanner dans le même état d’esprit a presenté l’ambition du département à créer dans une démarche citoyenne le futur projet éducatif départemental du Nord.

Le département, déjà considérablement engagé sur le financement des établissements à travers leur construction ou rénovation, accueille aujourd’hui plus de 95 000 élèves répartis sur 200 collèges.

 Le Président du conseil général a l’ambition « de faire plus et autrement »,   rappelant que « l’éducation n’a pas de prix » et que « l’investissement d’aujourd’hui évitera aussi de fabriquer l’exclusion de demain, elle aussi onéreuse ».

Les ateliers citoyens en cours permettront d’écrire le futur PEGD avec tous ceux qui le désirent avant , peut –être, d’espérer « un nouvel acte de décentralisation ».

Anne Sophie Benoist Présidente de l’ANDEV a souligné « le malaise enseignant, le poids des difficultés ressenties dans les établissements ». Comme Yves Durand, Mme Benoist a relevé les effets produits par le désengagement de l’état. « De nombreuses évaluations brossent aujourd’hui le portrait d’un service public d’éducation qui a du mal à remplir ses obligations portant sur la réussite scolaire. La part des illettrés entrent en 6éme ou les 15 000 jeunes sortants sans diplômes et qualifications étant 2 signaux, parmi d’autres, des difficultés. »

C’est dans ce contexte que les politiques locales jouent un rôle majeur en complémentarité avec l’éducation nationale. La mise en place des projets éducatifs locaux répondent à la fois à un besoin de constat mais aussi de réponses particulières menées et financées par la ville et d’autres partenaires.

« C’est dans ce contexte aussi que les communes, rappelons-le, s’engagent aussi pour beaucoup sur leurs compétences propres : l’entretien des établissements, le développement des politiques d’accueil périscolaires ou encore le financement d’équipements informatiques tels les TBI ».

Les échanges ont permis de revenir largement sur la gravité de la situation pour notre académie notamment depuis  l’arrivée de la Rectrice, « zélée serviteur de Sarkozy ». Chacun a pu regretter la suppression de 1020 postes à la rentrée 2012 en particulier dans les lycées professionnels qui subissent la majeure partie des coupes.

Yves Durand a souligné toutes les conséquences de ces choix : « la fermeture d’établissements ( le lycée Vandermersch), de filières de formation et la perte d’élèves qui vont alimenter les 150 000 sortants du système éducatif ! Inadmissible !»

L ‘article de la voix du nord

Entre « exposé catastrophiste » et « lueur d’espoir », les élus du Cedre plaident pour une école démocratique

 Patrick Kanner et d'autres élus de gauche ont lancé un appel à sauver l'école républicaine. Patrick Kanner et d’autres élus de gauche ont lancé un appel à sauver l’école républicaine.

|  ON EN PARLE |

Dans l’idée, le Cedre voudrait étendre ses racines auprès de tous les élus progressistes, …

 

partageant les principes d’une école républicaine laïque, gratuite et forte. Dans les faits, la réunion du Collectif des élus démocrates et républicains à l’éducation a pris, mercredi, des allures de meeting socialiste… Un meeting auquel une cinquantaine de personnes ont assisté.

 dans Actions des elus

Extinction de la lumière aux deux bouts du tunnel. C’est le spectre d’une amputation scolaire que devine Yves Durand, maire de Lomme. D’un côté, on supprime l’accès aux enfants de 2 ans, de l’autre « on est en train de tarir l’enseignement professionnel », résume-t-il. À l’approche des présidentielles, il dresse le constat alarmant d’une éducation transformée en industrie, où la carte scolaire, progressivement supprimée, entraînerait une « ghetto-isation », où l’autonomie des établissements est renforcée et où dans les établissements Éclair, les chefs recrutent eux-mêmes leurs enseignants. « Ça contrarie la démocratisation, râle-t-il. Au final on détecte les élèves qui réussissent le mieux et on les met ensemble. Les autres, on les laisse croupir dans une certaine médiocrité. Il faut donner plus à ceux qui en ont le plus besoin, mais ce que fait la droite aujourd’hui, c’est très exactement l’inverse. » Un examen d’entrée en classe de 6e, il le redoute le retour de l’ouverture des filières d’apprentissage en 4e, c’est déjà fait.

À cet « exposé catastrophiste », deux intervenants opposent une « lueur d’espoir ». Patrick Kanner, président du conseil général, oeuvre à l’élaboration d’un premier projet éducatif global (PEG), Un regret tout de même : au fil de ses forums, il a rencontré plus de mille personnes, mais « peu d’enseignants ». Le projet les concerne pourtant au plus près, puisqu’il sera adopté en juin pour une expérimentation sur une vingtaine de collèges. « Quel budget ? On n’en sait rien aujourd’hui », prévient-il. Ce qu’il sait en revanche, c’est que « tout ce qui n’est pas investi dans l’éducation aujourd’hui sera réinvesti demain dans la réparation sociale ».

Passer à l’action locale

Pour éviter d’en arriver là, Marie-Laurence Davoine, adjointe à Tourcoing, a prévu un plan local. Plus de deux ans qu’elle élabore Pégase, son Projet éducatif global apprendre et savoir ensemble, pas encore signé. Cinq axes y sont développés : améliorer l’environnement des élèves, aller vers la réussite scolaire, développer la communication en français et en langues étrangères, la santé, la citoyenneté. Une stratégie qui tend à démontrer que, même si les chiffres de la ville sont mauvais, une mobilisation locale est aussi possible. À Roubaix où le public est venu en petit nombre, difficile de savoir si le message est tombé dans l’oreille d’un sourd. • A. CHA.

 


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Quel avenir pour le service public d’éducation?

Posté par toulouse2008 le 3 février 2012

QUEL AVENIR POUR LE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION?

Réunion organisée par le C.E.D.R.E, le 22 février à Roubaix   

 Quel avenir pour le service public d'éducation? dans Mobilisations bellaciao_education

La droite au pouvoir depuis presque 10 ans a consciencieusement affaibli le service public d’éducation en retirant des moyens considérables  et en imposant de nombreuses réformes qui ont fragilisé notre école.

Loin d’entreprendre une politique de rupture par rapport à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy a démultiplié depuis son élection les suppressions de postes, près de 80000 en 5 ans,  véritable feuille de route de la « politique éducative » du gouvernement.
Il est temps aujourd’hui, car les effets de cette politique se font ressentir sur tous les territoires de notre département, de mobiliser tous les élus et  les acteurs éducatifs, afin de défendre et promouvoir notre service public d’éducation. Chacun a pu constater dans sa commune les nouvelles difficultés des écoles, des collèges ou des lycées soumis à la dépression budgétaire et à l’empilement des réformes qui, accumulées, ont eu tendance à altérer et à dénaturer l’école républicaine.
Deux exemples parmi d’autres : le passage imposé à la semaine de 4 jours, malgré les nombreuses interrogations des parents et enseignants, et la quasi disparition de la carte scolaire créant le « marché de l’école ».  Ainsi au plus près du terrain, les élus ont pu constater toutes les difficultés des équipes éducatives à travailler et à garantir à chaque élève un parcours scolaire prometteur.
Est-il aujourd’hui normal que  les sorties sans diplôme et sans qualification et les inégalités scolaires soient aussi importantes ?
Est-il normal que les taux de réussite dans notre académie, à tous les niveaux, soient loin de la moyenne nationale et tendent même encore à se creuser ?
 Pourtant, malgré ces constats, rien n’est fait au niveau national et académique pour entreprendre une politique éducative qui prenne en charge ces difficultés.

Au contraire, les nouvelles suppressions de postes vont encore, pour la rentrée 2012, aggraver  la situation dans notre département en retirant des moyens substantiels, 399 professeurs des écoles (Rased et intervenants en langues compris) et 589 équivalent temps plein dans les établissements du second degré, collèges et lycées, auxquels il faudra encore rajouter 32 postes administratifs !
 Les formes de résistance par rapport à cette politique se sont multipliées à travers l’action des personnels, des syndicats, des associations de parents d’élèves notamment la FCPE du Nord ou d’appel large à la mobilisation (appel de Bobigny) et, phénomène nouveau, de certains enseignants qui ont sciemment refusé d’appliquer ces réformes.  
Nous même élus locaux, à travers nos engagements respectifs, nos responsabilités  et nos délégations, avons souvent été en action dénonçant dans notre commune, notre canton ou circonscription les conséquences désastreuses de la politique menée.
Pourtant, malgré tout, malgré nos communiqués, nos colères légitimes, nos motions, nos demandes de rendez vous, nos questions aux institutions… tout semble continuer comme si rien n’était. Encore une fois et contrairement à ses promesses, Nicolas Sarkozy a décidé de continuer et d’amplifier à l’aube d’une échéance majeure sa politique de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
 Elu pour 5 ans, le Président déroule et applique sa vision libérale de l’école comme il l’avait d’ailleurs promis aux français lors de son discours de Mont de Marsan de 2007 : libéralisation des esprits et de l’école, mise en concurrence, fin de la carte scolaire, responsabilisation et culpabilisation de ceux qui échouent…
Il est temps d’aller plus loin dans notre résistance et notre combat commun.

Il est temps de nous mobiliser durablement et efficacement, pour mener ensemble une action  d’envergure pour défendre et promouvoir notre école, celle de tous les jours, l’école démocratique, laïque et gratuite, celle que nous accompagnons tous les jours sur nos territoires, communes, départements et régions.

Le collectif  CEDRE, fondé il y a quelques mois, organise, afin d’amplifier la mobilisation, une réunion  Mercredi 22 février 2012, à 18 heure à Roubaix, salle Lejeune 21, rue d’Anzin  sur le thème des politiques éducatives locales à l’heure où le service public d’éducation est plus que menacé alors que nos collectivités, notamment le département du Nord, s’engagent encore davantage.
Patrick Kanner, Président du Conseil général du Nord, Yves Durand, Député-maire de Lomme, Anne Sophie Benoit, Présidente de l’ANDEV, Olivier Dutour, Vice-Président de la FCPE du Nord, Marie laurence Davoine Adjointe au maire de Tourcoing et René Vandierendonck Sénateur-maire de Roubaix, seront à cette occasion nos invités pour débattre autour du thème :

Quel avenir pour le service public d’éducation ?

Deux sujets principaux seront abordés par nos intervenants : le bilan de Nicolas Sarkozy en termes d’éducation entre 2007 et 2012 et la promotion d’une nouvelle politique éducative locale et nationale à travers les projets territoriaux notamment celui de Tourcoing et le futur projet éducatif global départemental

 En espérant pouvoir compter sur votre présence recevez, Madame, Monsieur, nos salutations les meilleures.

Alexandra LECHNER      Olivier CAREMELLE
Porte-parole du C.E.D.R.E

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Du bouclier fiscal au bouclier éducatif

Posté par toulouse2008 le 31 janvier 2012

Nouvelle journée d’action ce jour à l’appel des syndicats enseignants et des fédérations de parents d’élèves inquiets de la prochaine rentrée scolaire alors que 14 000 postes seront retirés au service public d’éducation.

Du bouclier fiscal au bouclier éducatif manif31012012-300x225
Depuis prés de 10 ans que la droite gouverne le pays, de Chirac à Sarkozy, de Raffarin à Fillon, la politique des gouvernements successifs sous l’autorité du Président de la république a été continue en « chassant les postes » et en imposant de nombreuses « réformes » pour certaines inutiles et d’autres, disons le dangereuses. (L’émergence des désobéisseurs est à ce point de vue un signal clair du ressenti des enseignants)
A l’heure ou le bilan est en passe d’être fait, le passif parait particulièrement important touchant évidemment la part des suppressions de postes de tous ordres, enseignants, Cpe, personnels administratifs, médecins scolaire, psychologues, infirmières, maîtres du Rased et même les postes EVS pourtant créés par le dispositif du CCUS.
Au total ce sont plus de 150 000 emplois, 150 000 adultes qui ont été sciemment retirés sous le prétexte d’économies budgétaires et alors que tout était fait pour les plus nantis notamment par la création du bouclier fiscal.
Tous les niveaux d’enseignements ont été touchés, de l’école maternelle fragilisée au possible pour raréfier l’offre et multiplier « d’autres modalités d’accueil » , à l’université devenue autonome    ( liberté concurrentielle!) en passant par la demi-réforme du lycée et de l’enseignement professionnel cloué au pilori malgré tous les engagements qui avaient été pris.

Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…
D’autes chantiers loin d’être anecdotiques ont parsemé le dernier quinquennat : la quasi suppression de la carte scolaire et ses effets négatifs ( dommages collatéraux soulevés par la cour des comptes qui pointent du doigt la montée des inégalités scolaires), la rupture des rythmes scolaires par l’imposition de la semaine de 4 jours voulue par Messieurs Sarkozy et Darcos ( au détriment des élèves et contre l’avis de nombreux spécialistes, notamment Chrono biologiste), les tentatives honteuses de réécrire l’histoire et d’imposer une relecture partielle de celle-ci ( lettre à Guy Mocquet revenu d’outre tombe), la création contestable des internats d’excellence visant à promouvoir les élèves les plus méritants ( mais qui a pu inventer ce label ?) ou encore le projet fallacieux de nouvelle évaluation des enseignants alors que leur formation a été mise à mort !
On comprend, dés lors, que cette journée d’action et de revendications s’inscrive logiquement dans les pas de toutes celles qui ont précédées, prés de 50 journées en 10 ans portant essentiellement sur la défense du  service public d’éducation, fragilisé, contesté, harcelé et déconsidéré.
Le changement s’impose, il est en cours avec François Hollande. Donnons nous tous les moyens de convaincre pour faire que cette journée de mobilisation soit, peut être,… la dernière !
Imaginons la suite : la création d’un bouclier éducatif protégeant le service public et ses usagers.

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Appel aux élu(e)s

Posté par toulouse2008 le 31 mai 2011

Collectif
des Elus Démocrates et Républicains à l’Education

C.E.D.R.E

 Cher ami, cher camarade,


 La droite au pouvoir depuis presque 8 ans a consciencieusement affaibli le service public d’éducation en retirant des moyens considérables  et en imposant de nombreuses réformes qui ont fragilisé notre école. 

Loin d’entreprendre une politique de rupture par rapport à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy a démultiplié depuis son élection les suppressions de postes, près de 68000 en 3 ans,  véritable feuille de route de la « politique éducative » du gouvernement. 


Il est temps aujourd’hui, car les effets de cette politique se font ressentir sur tous les territoires de notre département, de mobiliser les élus, au delà des partis politiques ou des sensibilités, afin de défendre et promouvoir notre service public d’éducation. Chacun a pu constater dans sa commune les nouvelles difficultés des écoles, des collèges ou des lycées soumis à la dépression budgétaire et à l’empilement des réformes qui, accumulées, ont eu tendance à altérer et à dénaturer l’école républicaine.

2 exemples parmi d’autres : le passage imposé à la semaine de 4 jours,malgré les nombreuses interrogations des parents et enseignants, et la quasi disparition de la carte scolaire créant le « marché de l’école ».  Ainsi au plus près du terrain, les élus ont pu constater toutes les difficultés des équipes éducatives à travailler et à garantir à chaque élève un parcours scolaire prometteur. 

Est-il aujourd’hui normal que  les sorties sans diplômes et sans qualification et les inégalités scolaires soient aussi
importantes ? 

Est-il normal
que les taux de réussite dans notre académie, à tous les niveaux, soient
loin de la moyenne nationale et tendent même encore à se creuser ?

 Pourtant,malgré ces constats, rien n’est fait au niveau national et académique pour entreprendre une politique éducative qui prenne en charge ces difficultés. Au contraire, la répartition des nouvelles suppressions de postes va encore
aggraver dans notre département la situation
en retirant des moyens substantiels au primaire  (336 postes)  et secondaire (470), soit plus de 6700 postes retirés depuis 2002 pour notre Académie !

 Les formes de résistance par rapport à cette politique ont eu tendance à se multiplier à travers l’action des personnels, des syndicats[1],des associations de parents d’élèves[2]et, phénomène nouveau, de certains enseignants qui ont sciemment refusé d’appliquer ces réformes. 


Nous même élus locaux, à travers nos engagements respectifs, nos responsabilités  et nos délégations, avons souvent été en action dénonçant dans notre commune, notre canton ou circonscription les conséquences désastreuses de la politique menée. 

Pourtant,malgré tout, malgré nos communiqués, nos colères légitimes, nos motions, nos demandes de rendez vous, nos questions aux institutions… tout semble continuer comme si rien n’était.

 Elu pour 5 ans, le Président déroule et applique sa vision libérale de l’école comme il l’avait d’ailleurs promis aux français
lors de son discours de Mont de Marsan
 : libéralisation des esprits etde l’école, mise en concurrence, fin de la carte scolaire, responsabilisation et culpabilisation de ceux qui échouent… 

Il est temps, cher ami et cher camarade, d’aller plus loin dans notre résistance et notre combat commun. 


Il est temps de nous mobiliser durablement et efficacement, au-delà de nos partis politiques, pour mener ensemble une
action  d’envergure pour défendre et promouvoir notre école, celle de tous les jours, l’école démocratique, laïque et gratuite. 


Je te propose en conséquence de créer ensemble un collectif d’élus qui agira concrètement pour promouvoir dans notre département l’école républicaine, le CEDRE , Collectif des Elus Démocrates et Républicains à l’Education. 

Ouvert à tous les élus progressistes, le CEDRE marquera la volonté des élus locaux de se mobiliser pour la promotion et la défense du service public d’éducation dans un contexte où les enseignants, les syndicats et les parents d’élèves attendent
de nous un engagement fort.


Quelques élus m’ont déjà fait part de leur intention de rejoindre le CEDRE, notamment Patrick Kanner, Président du
Conseil Général du Nord et adjoint de Martine Aubry au Projet éducatif Global àLille.

 Je reste à ta disposition pour évoquer avec toi les conditions de ta participation à ce collectif et naturellement le cadre
commun que nous nous donnerons lors de la réunion d’installation du collectif. 


 En espérant pouvoir compter sur toi et ton engagement reçois, cher collègue, mes salutations les meilleures.

 Olivier Caremelle 

P.S : La réunion d’installation est, pour l’heure, prévue en juin 2011.



[1]
Appel de Bobigny, Assises nationales de l’éducation, www.villeseducatrices.fr

[2]
FCPE 59, Comité de salut public pour la défense de l’école

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Mobilisation du collectif Flandre

Posté par toulouse2008 le 23 juin 2011

manifhouplines.jpgNous étions hier à Houplines avec Yves Durand et Thierry Fontaine soutenir la démarche citoyenne du collectif.  La presse ( voir çi-dessous) revient sur les raisons de la mobilisation des acteurs engagés du service public d’éducation et des parents « interdits » par l’empilement des mesures coercitives contre l’école.

Seule la mobilisation peut quelquefois conduire à un repli de décisions absurdes supprimant,  calculette à la main, tous types d’ activités éducatives et péri-éducatives pourtant vitales. Cette mobilisation est essentielle. Les élus prendront évidemment leur part pour faire cesser cette politique.

J’en ai marre qu’il y ait 33 élèves dans la classe de maternelle de mon fils »

Les membres du collectif sont allés de l’Espace citoyen jusqu’à l’hôtel de ville d’Houplines.

| • LES VISAGES DE L’ACTUALITÉ |

Dernière manif avant les vacances. Hier, de 17 h à 18 h, ils étaient une soixantaine devant l’Espace citoyen puis devant l’hôtel de ville d’Houplines, à l’appel du collectif Flandre – Lys pour l’école. Parmi eux des élus, comme Yves Durand, mais aussi des parents. Pour Alain, Arnaud ou Laure, le « massacre du service public national d’éducation », selon les termes du tract, ce n’est pas que des mots. C’est du concret.

PAR BRUNO TRIGALET

OAS_AD(‘Position1′); Mobilisation du collectif Flandre dans Mobilisations

armentieres@lavoixdunord.fr

Pourquoi il est là ? La réponse fuse d’une voix grave et rageuse : « Parce que j’en ai marre qu’il y ait 33 élèves dans la classe de grande section de mon fils et 32 élèves dans celle de petite section de ma fille ». Pas de suppression de classe, pourtant, dans l’école maternelle Yan-de-Belle de Bailleul où vont ses enfants. Mais Alain, qui est aussi enseignant, n’en est pas moins en colère. Surtout au lendemain de la déclaration de Nicolas Sarkozy sur le gel des suppressions de postes en 2012. « C’est de la com’ » tranche son voisin de manif, Arnaud.

« En tout, dans les secteurs correspondant aux secteurs d’Hazebrouck, de Bailleul et d’Armentières, il y a à peu près 70 postes supprimés » lance Jean-Yves Guéant, responsables de la FCPE. Ce qui, bien sûr, se traduit par des effectifs parfois très chargés, notamment en maternelle où les enfants de moins de 3 ans ne sont plus comptabilisés. « Mais tout va bien : l’inspecteur nous dit qu’on peut être 36 dans une classe de maternelle » ironise Ludovic Caresmel, instituteur en Flandre intérieure. « Il y a quelques années, dans la région, 60 % des enfants de deux ans étaient scolarisés aujourd’hui on en est à 30 %. Mais il y a encore de la marge car la moyenne nationale est à 15 % » lance Laurent Catelle. On a beaucoup parlé, ces dernières semaines, de la fermeture d’une classe à l’école maternelle Jean-Macé, de la fermeture de l’école Saint-Louis d’Armentières compensée par l’ouverture de deux classes dans l’école publique Anatole-France. « Mais les suppressions, rappelle Jean-Yves Guéant, c’est aussi dans le second degré ». Et de citer, par exemple, les 16 postes supprimés au lycée Gustave-Eiffel. Philippe Cotdeloup, dont les enfants sont scolarisés à l’école primaire de Meteren et au collège Maxime-Deyts de Bailleul, note aussi qu’il n’y a pas que les postes d’enseignants qui sont supprimés : « À Maxime-Deyts, il y a 875 élèves en trois ans, on a supprimé trois postes d’aides-éducateurs – ce qu’on appelait avant les surveillants – ce qui fait qu’aujourd’hui, il n’y a plus que 6 surveillants alors qu’avant, il y en avait 9. Ça donne un surveillant pour 140 élèves ». Autres exemples : l’enseignement des langues étrangères : « Dans l’enseignement public, on ne pourra plus apprendre l’allemand à Armentières, lance Jean-Yves Guéant. En sixième, il n’y avait que 12 élèves qui voulaient faire allemand l’inspection a dit qu’il en fallait 15 au moins, donc on a supprimé le poste ». « À Bailleul, hier, indique Laurent Catelle, on a accueilli Madame la rectrice comme il fallait : elle venait pour une cérémonie d’élèves méritants au collège Maxime-Deyts qui étaient en classe européenne de néerlandais. Eh bien, elle aurait pu s’abstenir : à Paul-Hazard où doivent aller ensuite les élèves de Bailleul, la classe européenne de néerlandais a été fermée il y a plusieurs années. » À quelques jours des vacances d’été, la mobilisation est toujours assez forte. Hier, ils n’étaient certes qu’une soixantaine à défiler entre l’Espace citoyen et l’hôtel de ville d’Houplines. « Mais il n’y a ici que les représentants des établissements scolaires dans les écoles, les collèges et les lycées, les enseignants et les parents restent très attentifs ! » explique Philippe, un parent de Flandre intérieure. Et dès la rentrée, des rendez-vous sont pris : le 31 août à 11 h devant l’inspection académique à Lille alors que l’avenir de dix postes sera en jeu et le 27 septembre, pour une grève des enseignants. Enseignants, parents et citoyens du collectif passeront sans doute l’été avec un cahier de vacances « Restons mobilisés pour l’école publique »… •

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Les premiers signataires du CEDRE

Posté par toulouse2008 le 25 octobre 2011

Les premiers signataires du CEDREcedrelancement.jpg

 Martine Aubry, Maire de Lille, Première secrétaire Parti socialiste

Patrick Kanner, Président du conseil Général du Nord, Premier adjoint délégué au PEG Lille

Yves Durand, Député Maire de Lomme

Bernard Roman, Député, Vice président du Conseil Régional

Gilles Pargneaux, Député européen, Maire d’Hellemmes

Delphine Bataille, Sénatrice, Conseillère Générale

Damien Careme, Maire de Grande Synthe, conseiller régional

Catherine Deparis, Conseillère Régionale, Adjointe au maire Armentières

Michael Moglia, Conseiller Régional

Martine Filleul, Vice présidente Conseil Général

Alexandra Lechner , Conseillère générale

Vincent Lannoo, Conseiller Général, adjoint au maire Tourcoing

Michel Gilloen, Conseiller général, Maire de Bailleul

Frédéric Marchand, Vice Président Conseil Général

Mehdi Massrour, Conseiller général

Laurent Coulon, Conseiller Général, Maire du Catteau

Marie fabre, Conseillère Générale, Adjointe au maire Dunkerque

Didier Manier, Vice président Conseil Général

 Rémi Pauvros, Maire de Maubeuge, Vice président du Conseil Général

Françoise Pollnecq, Conseillère Générale, Adjointe au maire Hazebroeck

Désirée Duhem, Maire de Hantay

Paul Raoult, Maire du Quesnoy

Laurent Depagne, Maire d’Aulnoye les valenciennes

Anne lise Dufour, Maire de Denain

Olivier Caremelle, Conseiller municipal Lomme

Roland Dequidt, Conseiller municipal Cambrai

Laurent Caure, adjoint au maire Halluin

Cédric Vangoethen, Conseiller municipal à Marquette

Michel Tourigny, Adjoint au maire Mons en baroeul

Jérome Roussel, Conseiller municipal à Lambersart

Ahmed Zafrane, Adjoint au maire Wattrelos

Frédéric Divina, Député Suppléant, Conseiller municipal Hautmont

Magali Herlem, Conseillère municipale Lille

Vivian Ringot, Adjoint au maire Hellemmes

Thierry Fontaine, Conseiller municipal Houplines

Catherine Bulke, Conseillère municipale Lille

Nasséra Hamdi, Adjointe au maire Wattrelos

Ghislaine Cavrot, Conseillére municipale Saint André

Grégory Marlier, Conseiller municipal Annoeulin

Michéle Crepin, Conseillère Municipale Haubourdin

Christophe Deroone, Conseiller municipal La Chapelle d’Armentiéres

 

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Si j’étais nommé ministre de l’Éducation…

Posté par toulouse2008 le 7 juillet 2011

Paru sur le Nouvel OBs

Exercice de politique-fiction ou début de campagne électorale ? Voilà quelles pourraient être les 10 mesures-phares du pacte éducatif socialiste.
Sélectionné et édité par Daphnée Leportois

Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes

Juin 2012. La gauche a gagné. Après une âpre bataille électorale, Martine Aubry est devenue présidente de la République. Coup de fil de Martine ce 10 juin : elle me confirme ce que je pressentais et me propose de devenir ministre de l’Éducation.

La tâche s’annonce rude après plus de dix ans pendant lesquels la droite a fragilisé le service public d’éducation : suppressions massives de postes, quasi disparition de la carte scolaire, renforcement du privé érigé en modèle, mort de la formation enseignante, passage fallacieux de la semaine de quatre jours, enseignement technique et professionnel déconsidérés, réforme à minima du lycée et collège délaissé.

Panneau signalisation école / enfants

Photo de clarita

Notre travail pendant toutes ces années d’opposition n’a pas été facile : dix ans à dénoncer, dix ans à proposer sans avoir la réalité du pouvoir, celui de mener une autre politique.

Souvenons-nous de 2007 : les enquêtes d’opinion du milieu enseignant restaient encore difficiles pour le parti socialiste, marqué par les années de feu où la chasse au mammouth était lancée. L’électorat qui nous avait été historiquement très favorable était éclaté entre celui qui restait à nos côtés et ceux qui, partisans d’une autre politique, se penchaient vers Nicolas Sarkozy, François Bayrou et même Olivier Besancenot.

La reconquête s’est réalisée lentement, conséquence de la mise en pratique de la ligne libérale de Sarkozy qui a largement mécontenté et inquiété avant 2012, mais aussi du nouveau pacte éducatif que notre candidate a proposé pendant la campagne électorale.

Le plus dur commence ce 10 juin : reconstruire dans la durée les services publics et notamment celui de l’éducation au profit de toute notre jeunesse.

10 mesures claires serviront dès ce jour ce nouveau projet éducatif :

1. La semaine des quatre jours sera réformée au profit des cinq jours éducatifs laissant les projets d’école déterminer, sous couvert des circonscriptions, la meilleure organisation des temps scolaires.

2. Après un moratoire sur les suppressions de postes déjà engagées par le précédent gouvernement, nous procéderons à un vaste plan de recrutement pluriannuel dans tous les secteurs éducatifs : enseignants, assistants d’éducation, médecins et infirmières scolaires, conseillers principaux d’éducation et psy…

3. L’obligation scolaire sera abaissée à 3 ans et doublée par la création d’un service public de la petite enfance laissant le choix aux parents d’inscrire leurs enfants dès 2 ans ou de préférer l’inscription scolaire.

école maternelle

Photo de horizontal.integration

4. La formation professionnelle et universitaire des enseignants remplacera la réforme de la mastérisation qui a eu des effets désastreux. Elle sera confiée aux universités qui, sous couvert du ministère, permettront, sur tous les territoires, l’accès aux formations.

5. Une nouvelle carte scolaire se substituera au marché éducatif créé par la droite sous-tendu par la libéralisation des inscriptions. L’enseignement sous contrat sera lui aussi concerné par la nouvelle carte scolaire, étant financé largement par les deniers publics.

6. Une loi portera création d’une politique éducative locale en fusionnant tous les dispositifs existants sous couvert des collectivités. Cette politique éducative locale soutiendra au plus près des besoins toutes les démarches globales liées à la réussite éducative sur les temps éducatifs, péri-éducatifs et extrascolaires. Toutes les collectivités, les associations d’élèves et de parents d’élèves et les organisations syndicales seront consultées pour fixer le cadre de cette nouvelle étape de la décentralisation.

7. Le collège, grand oublié des dernières années, sera réformé après une large consultation d’un an afin de lui redonner toute son ambition initiale, assurant l’égalité réelle des élèves. En lien avec cette réforme, la politique d’éducation prioritaire dégagera de nouveaux moyens pour combattre l’échec et le décrochage scolaires.

8. La revalorisation du métier d’enseignant sera le fruit d’une consultation des personnels d’éducation dans laquelle seront débattues les conditions d’exercice du métier, le périmètre de celui-ci et les éléments de carrière, formation et promotion des personnels.

9. Le ministère procédera au lancement de deux plans spécifiques, en lien avec les collectivités locales, liés à la pratique des langues et au développement des technologies de l’information et de la communication.

10. Tous les consultations relatives au nouveau pacte éducatif seront réalisées dans le cadre d’un Grenelle de l’éducation avec pour but d’appliquer les réformes structurelles au plus tard pour la rentrée 2013.

Le plus dur commence…

Auteur parrainé par Jean-Marcel Bouguereau

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les (z)ailes de la République

Posté par toulouse2008 le 17 juillet 2011

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Les (z)ailes de la République

Beaucoup l’assurent à droite et à gauche, la question éducative sera au centre de l’élection présidentielle de l’an prochain répondant ainsi aux attentes manifestes des français pour qui l’école continue de jouer un rôle actif dans la réussite sociale.

De nombreux exemples viennent illustrer ce désir d’école des parents submergés par l’inquiétude de notre société en mal d’emplois et leur volonté d’assurer à leurs enfants la meilleure place alors que le parcours scolaire reste un élément  déterminant  de l’avenir professionnel de chacun.

La montée en puissance des entreprises scolaires liées au soutien et à la formation, la volonté de pouvoir choisir son établissement (de l’école maternelle aux universités),la bonne tenue de l’enseignement privé sous et hors contrat, la lecture assidue des résultats au bac par lycées… ne sont que quelques exemples parmi d’autres de l’attention particulière qu’accordent aujourd’hui les français, toutes catégories sociales confondues, à l’école.

Le domaine réservé qu’a constitué pendant longtemps le service public d’éducation, avec en parallèle le maintien d’un enseignement privé sous contrat, a aujourd’hui tendance à éclater sous la pression populaire qui de fait organise ses choix dans un marché scolaire en fonction de ses besoins et attentes. Chacun a en tête le nomadisme scolaire qui permet à un élève d’accomplir sa scolarité pour partie dans l’enseignement public et privé loin de toutes considérations philosophiques ou religieuses.

 Les frontières seraient donc tombées, postulat validé, entre autre, par le choix populiste de N.Sarkozy, organisant la quasi disparition de la carte scolaire pour conforter, du moins en apparence, la liberté d’école.

Il est loin le temps où la droite n’avait pas d’idées ou de programme sur les enjeux éducatifs comme l’ont prouvé d’ailleurs l’UMP et N.Sarkozy dès 2007, sentant que la campagne se jouerait aussi sur cette thématique. Sa vision de l’école faite à la fois de continuité (retrait massif de personnels déjà initié par son prédecesseur) et de rupture (suppression de la carte scolaire, autonomie des établissements, « organisation » de la semaine des 4 jours) a pu laisser espérer aux français un modèle éducatif dans lequel l’individu roi pourrait s’organiser comme véritable condition de la réussite de chacun.

A l’heure du bilan, l’addition est lourde : plus de 80 000 postes supprimés, l’école maternelle démantelée partout pour préférer les jardins d’éveil et les structures privées, une semaine des 4 jours unanimement contestée, le collège sciemment oublié, une réforme du lycée qui a accouché d’une souris et une université devenue autonome sans garantie réelle pour ses moyens.

Ce bilan récurrent fait par les partis d’opposition, les organisations de parents  d’élèves et les syndicats ne sera pourtant pas suffisant pour convaincre les français de ce qui en réalité se joue. Au-delà des mesures honnises déjà prises, l’UMP   avance aujourd’hui d’autres propositions pour 2012.

Revue  des propositions faites par la convention Justice sociale de l‘UMP. 

Dogmatisme oblige, l’UMP souhaite développer les « jardins d’éveil » pour élargir l’offre de garde pour les 2-3 ans, particulièrement pour les milieux défavorisés, puisque « de nombreuses familles éprouvent des difficultés à trouver un mode de garde adapté à leur enfant et à leurs contraintes professionnelles ». C’est de fait l’annonce de la mort programmée de l’école maternelle qui répond pourtant aux aspirations des familles en lien avec des structures de petite enfance organisées.

L’UMP voudrait « impliquer davantage les parents dans le monde éducatif », en les « responsabilisant » pour « les aider dans leur mission et créer dès le début un lien entre le monde éducatif et la famille ». Pour ce, il faudra créer, « à travers un référent parent par classe, un espace dédié aux parents dans l’établissement, des ateliers mensuels organisés avec d’autres acteurs comme ceux de la prévention contre la drogue, la violence, des associations locales de soutien scolaire…». C’est, de fait, un vœu pieux repris depuis des années par différents partis politiques (dont le ps) même si la droite confond souvent la responsabilité et la culpabilité comme le démontre la suppression des allocations familiales pour cause d’absentéisme.  L’UMP veut « développer l’autonomie des établissements scolaires avec la possibilité pour les directeurs d’établissements de recruter eux-mêmes leurs équipes pédagogiques parmi les enseignants titulaires. Des budgets supérieurs seraient alors attribués aux établissements classés éducation prioritaire ». Cette mesure déjà très partiellement expérimentée germe au moins depuis 2007 et le discours de Mont de Marsan du futur Président : ériger le privé comme modèle dans lequel le directeur (et non le proviseur ou le principal) est l’autorité hiérarchique et morale des personnels recrutés par ses soins. Inacceptable !   

Mesure iconoclaste et pour tout dire incompréhensible, l’expérimentation d’établissements scolaires par classes (6-5ème, 4-3ème…) plutôt que par quartiers.  Nicolas Sarkozy a supprimé la carte scolaire, un véritable échec. L’UMP veut désormais « expérimenter des établissements scolaires par classe plutôt que par quartier, dans les zones urbaines. Il s’agit d’en finir vraiment avec la carte scolaire et d’instaurer une vraie mixité sociale à l’école. » La proposition est complexe : « on pourrait mettre en place des établissements par classes ; un établissement regroupant tous les élèves de 6ème-5ème de l’agglomération, un autre tous les élèves de 4ème -3ème. »  Toutes les classes de 6èmes et 5èmes d’une agglomération seraient regroupées dans un même établissement ! « Ce système de regroupement des élèves par tranche d’âge permet d’ailleurs une plus grande sécurité pour les élèves les plus jeunes et facilite le travail de surveillance


Autre proposition, le lancement du programme national « Les ailes de la République », pour « mobiliser les Français dans le plus grand plan de soutien scolaire jamais déployé en France ».  Avec 16.000 enseignants de moins chaque année, la mesure s’appuiera sur le bénévolat actif de tous ceux qui le voudraient !!!! A ce compte, évidemment notre système éducatif est sauvé

 On le voit, la droite ne renie en rien le bilan de sa politique éducative et organise ses propositions dans le prolongement de 2007. Derrière les apparences, le choix et la liberté pour tous, l’école à la carte, celle dans laquelle les ailes de la république conduiront les meilleurs au sommet. Une école profondément inégalitaire. 

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Lancement officiel du CEDRE

Posté par toulouse2008 le 4 septembre 2011

” Je souhaite faire de la revalorisation du métier d’enseignant l’une des priorités de mon quinquennat parce qu’elle est le corollaire de la rénovation de l’école et de la refondation de notre éducation”

Nicolas Sarkozy

Lettre aux éducateurs, 4 septembre 2007 lettersarkozy.jpg

Cher(e) amie(e), cher(e) camarade,


 La droite au pouvoir depuis presque 8 ans a consciencieusement affaibli le service public d’éducation en retirant des moyens considérables  et en imposant de nombreuses réformes qui ont fragilisé notre école. 

Loin d’entreprendre une politique de rupture par rapport à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy a démultiplié depuis son élection les suppressions de postes, près de 68000 en 3 ans,  véritable feuille de route de la « politique éducative » du gouvernement. 

Il est temps aujourd’hui, car les effets de cette politique se font ressentir sur tous les territoires de notre département, de mobiliser les élus, au delà des partis politiques ou des sensibilités, afin de défendre et promouvoir notre service public d’éducation. Chacun a pu constater dans sa commune les nouvelles difficultés des écoles, des collèges ou des lycées soumis à la dépression budgétaire et à l’empilement des réformes qui, accumulées, ont eu tendance à altérer et à dénaturer l’école républicaine.

2 exemples parmi d’autres : le passage imposé à la semaine de 4 jours, malgré les nombreuses interrogations des parents et enseignants, et la quasi disparition de la carte scolaire créant le « marché de l’école ».  Ainsi au plus près du terrain, les élus ont pu constater toutes les difficultés des équipes éducatives à travailler et à garantir à chaque élève un parcours scolaire prometteur. 

Est-il aujourd’hui normal que  les sorties sans diplômes et sans qualification et les inégalités scolaires soient aussi importantes ? 

Est-il normal que les taux de réussite dans notre académie, à tous les niveaux, soient loin de la moyenne nationale et tendent même encore à se creuser ?

 Pourtant, malgré ces constats, rien n’est fait au niveau national et académique pour entreprendre une politique éducative qui prenne en charge ces difficultés. Au contraire, la répartition des nouvelles suppressions de postes va encore, en cette rentrée 2011, aggraver  la situation dans notre département en retirant des moyens substantiels au primaire  (336 postes)  et secondaire (470), soit plus de 6700 postes retirés depuis 2002 pour notre Académie !

 Les formes de résistance par rapport à cette politique ont eu tendance à se multiplier à travers l’action des personnels, des syndicats, des associations de parents d’élèves et, phénomène nouveau, de certains enseignants qui ont sciemment refusé d’appliquer ces réformes. 

Nous même élus locaux, à travers nos engagements respectifs, nos responsabilités  et nos délégations, avons souvent été en action dénonçant dans notre commune, notre canton ou circonscription les conséquences désastreuses de la politique menée. 

Pourtant, malgré tout, malgré nos communiqués, nos colères légitimes, nos motions, nos demandes de rendez vous, nos questions aux institutions… tout semble continuer comme si rien n’était.

 Elu pour 5 ans, le Président déroule et applique sa vision libérale de l’école comme il l’avait d’ailleurs promis aux français lors de son discours de Mont de Marsan : libéralisation des esprits et de l’école, mise en concurrence, fin de la carte scolaire, responsabilisation et culpabilisation de ceux qui échouent… 

Il est temps, cher(e) ami(e) et cher(e) camarade, d’aller plus loin dans notre résistance et notre combat commun. 

Il est temps de nous mobiliser durablement et efficacement, pour mener ensemble une action  d’envergure pour défendre et promouvoir notre école, celle de tous les jours, l’école démocratique, laïque et gratuite. 

Nous te proposons, en conséquence ,de participer à un collectif d’élus qui agira concrètement pour promouvoir dans notre département l’école républicaine, le CEDRE , Collectif des Elus Démocrates et Républicains à l’Education. 

Ouvert à tous les élus progressistes, le CEDRE marquera la volonté des élus locaux de se mobiliser pour la promotion et la défense du service public d’éducation dans un contexte où les enseignants, les syndicats et les parents d’élèves attendent de nous un engagement fort.

Le lancement officiel du CEDRE a été fixé, en accord avec Gilles Pargneaux, premier fédéral de la fédération socialiste du Nord et le soutien de Patrick Kanner et Yves Durand, lors de l’université de rentrée du PS à Lomme samedi 10 septembre 2011.

 Nous restons  avec Alexandra Lechner, à ta disposition pour évoquer avec toi les conditions de ta participation à ce collectif

 En espérant pouvoir compter sur toi et ton engagement reçois, cher(e) camarade, nos salutations les meilleures.

    

Alexandra LECHNER      Olivier CAREMELLE

Porte-parole du C.E.D.R.E

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Mobilisation des élus

Posté par toulouse2008 le 11 septembre 2011

MOBILISATION DES ELUS POUR L’EDUCATION

Le collectif CEDRE est officiellement ouvert depuis hier alors que plus d’une centaine d’élus l’ont rejoint  lors de l’Université de rentrée de Lomme. Sollicitée, la FCPE par l’intermédiaire de son Président, Hachemi SALHI, et son secrétaire général, Olivier Dutour, a rejoint elle aussi le collectif qui pourra maintenant travailler à la promotion du service public d’éducation dans notre département.  cedrelancement.jpg

Malgré les propos, de M.Chatel qui évoquait une rentrée « techniquement et administrativement réussie », l’année scolaire 2011-2012 promet d’être particulièrement difficile après la coupe sombre de 16 000 postes avant celle déjà promise de 2012, 14 000 postes !

Le service rendu aux parents et aux élèves continuera donc, comme nous le constatons, dans nos écoles, collèges et lycées à se dégrader jusqu’à, par exemple, « obliger » un certain nombre d’élus à prendre des mesures inacceptables : embaucher directement un enseignant pour maintenir une classe.

  La mesure, qui a fait grand bruit, est clairement révélatrice, des menaces qui pèsent sur nos territoires en particulier des communes rurales qui craignent à chaque rentrée de perdre des classes ou pire leur école. L’expérimentation d’ailleurs des regroupements pédagogiques en est une illustration qui marque la désertification scolaire et le désinvestissement de l’Etat.

  Signataires du collectif, Martine Aubry, Patrick Kanner, Yves Durand, Gilles Pargneaux, Bernard Roman, Paul Raoult , Rémi Pauvros, Damien Careme et de nombreux autres élus, conseillers généraux et régionaux pèseront  de tout leur poids politique pour demain refonder l’école.

   

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Mobilisation contre la politique repressive du gouvernement

Posté par toulouse2008 le 25 septembre 2011

  Le collectif C.E.D.R.E  soutient le mouvement de grève du 27 septembre 2011 organisé par les syndicats de l’éducation nationale une nouvelle fois mobilisés contre la politique du gouvernement.arton9895e93e1.jpg

  Les élus locaux qui, au quotidien, accompagnent  les écoles et travaillent avec les collèges et lycées  inscrits sur leur commune, ont encore pu constater les difficultés de la rentrée scolaire 2011.

  Malgré les dénégations de M.Chatel, les conditions de travail des équipes éducatives et des élèves se sont dégradées avec notamment la fermeture de classes mais aussi le retrait de postes essentiels pour le bon fonctionnement des écoles, les emplois vie scolaire, les AVSI et les aide-éducateurs qui auraient du être transférés dans les collèges.

  C’est, au total, moins de présence humaine dans les écoles, moins d’accompagnement et moins d’efficacité pour combattre les difficultés des élèves.  

  De nouveau, le retrait de postes pour 2011-2012, plus de 800 pour notre académie du nord pas de calais s’est fait au détriment du service rendu aux élèves alors que la pénurie désorganise les efforts de la communauté éducative comme l’atteste la dégradation des résultats aux examens et la montée des inégalités scolaires.

  De nouveau, le C.E.D.R.E réclame un moratoire sur cette question qui, dans le contexte de la crise économique, engage la responsabilité politique de la droite sur l’emploi par la destruction des 70 000 postes de fonctionnaires de l’Education Nationale.

  De nouveau, la politique « éducative » du gouvernement déstabilise durablement les personnels et mobilise contre elle les élèves et les parents d’élèves refusant légitimement cette politique répressive.

  Ces choix dogmatiques sont  incompréhensibles à l’heure où la France subit, au jour le jour, les conséquences de la crise économique aggravée dans le cas de la fonction publique par les décisions gouvernementales.

  Le volontarisme politique exigerait au contraire un vaste plan de soutien pour l’Education déclinée par des propositions utiles : lutte effective contre l’échec scolaire, création d’un service d’orientation et d’un service public du soutien scolaire, création du nouveau lycée… avec deux préalables : le rétablissement des moyens et  le retour à la concertation demandée par tous.

 

Alexandra LECHNER   Olivier CAREMELLE

Porte Parole du C.E.D.R.E

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Les élus sur le terrain éducatif

Posté par toulouse2008 le 2 octobre 2011

Peu de rapport à priori entre les 2 manifestations. De l’inauguration du Pont de Canteleu, ouvrage attendu par les riverains de nos communes respectives, Lille, Lomme et Lambersart à la manifestation réussie des enseignants, un point commun celui de la présence des élus sur le terrain.inaugurationpontcanteleu1.jpg

Les mauvaises langues diront que M.Daubresse, présent sur le pont, a certainement oublié de marquer son soutien aux enseignants le 27 septembre alors qu’il « défend lui aussi l’école publique » et marque « sa différence avec le gouvernement » sur la question des moyens accordés au service public (et privé) d’éducation.

Nous étions, en revanche, avec Roger Vicot et Yves Durand, présents aux deux manifestations importantes soulignant l’importance et les répercussions des décisions prises par la droite notamment sur les écoles maternelles et primaires.

C’est le cas évidemment sur la suppression des classes qui affectent nos écoles mais aussi sur de nombreux autres personnels indispensables à la bonne marche des établissements : les emplois vie scolaire, les AVSI et les aide-éducateurs qui depuis juin 2011 ont quasi tous disparu malgré les dénégations de Mme la rectrice. En attendant, sur le terrain, dans toutes les écoles, les difficultés de travail se multiplient. lille27septembre.jpg

La mobilisation, dans ces conditions, près de 65% de grévistes à Lomme, 5 écoles fermées (58% à Lille et plus de 30 écoles fermées) a été très forte alliant pour une fois, le service public et l’enseignement privé sous contrat qui paye, lui aussi, le prix de la répression budgétaire.

Olivier Caremelle,

Conseiller délégué à l’éducation 

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Lettre à M.Chatel

Posté par toulouse2008 le 23 octobre 2011

  Monsieur le Ministre,

 

Le C.E.D.R.E ( comité des élu(e)s républicains et démocrates et républicains pour l’Éducation ) relaye une nouvelle fois le mécontentement général lié à la politique de suppressions de postes que vous menez depuis votre arrivée au Ministère de

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Cette politique produit évidemment ses effets à l’échelle de notre pays, sur tous les niveaux scolaires et en premier lieu au cœur du système éducatif dans les écoles de nos communes.

Si vous avez pu déclarer que la rentrée 2011 « s’est techniquement et administrativement bien déroulée », il vous aura peut-être échappé que la suppression des 16 000 postes a, dès aujourd’hui, des conséquences sur nos territoires et dégrade le service public d’éducation attendu légitimement par les parents.

Ainsi, les parents de nos écoles, collèges et lycées se mobilisent aujourd’hui sur le problème des enseignants absents et en particulier sur leur remplacement afin de garantir la continuité du service public d’éducation.

Vous avez, dès le mois de mars 2010, déclaré « la mobilisation générale contre les absences non remplacées » en utilisant d’ailleurs des expédients (emplois de jeunes retraités, appel aux étudiants en cours de formation, sollicitation du pôle emploi…) qui, dans tous les cas, ne suffisent pas.

Notre académie, vous le savez, a subi une véritable ponction de moyens à l’occasion de la répartition des « efforts nécessaires », chers à Mme le Recteur, plus de 900 postes supprimés dont 336 pour les écoles.

Aux fermetures de classes s’est donc ajoutée la pression sur le corps des remplaçants ( brigadistes et TZR), aujourd’hui trop peu nombreux, pour assurer au quotidien leur tâche alors que vos mesures marginales ne fonctionnent pas.

Face à cette situation, pouvez-vous, Monsieur le Ministre, répondre, très concrètement et rapidement, à la demande légitime des parents d’élèves en sollicitant vos services académiques?

Face à cette situation, nous vous demandons aussi de revenir sur la suppression des 14 000 postes pour la rentrée 2012 qui, fort logiquement, renforcera les difficultés d’aujourd’hui en pesant sur le travail des enseignants et de leurs élèves.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments distingués.

 

  

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Question à Luc Chatel

Posté par toulouse2008 le 5 novembre 2011

Voici l’intervention  faite par YVES DURAND, Député maire de Lomme,lors de l’examen du budget 2012 de l’éducation en commission élargie avant la discussion en séance publique à l’Assemblée Nationale.

  » Pour le dernier budget de la mandature, nous aurions pu espérer disposer d’un bilan de la politique éducative menée depuis cinq ans et de quelques perspectives. Nous devrons nous en passer.
Ce budget est schizophrénique, sans aucun lien avec la réalité ni la situation actuelle de l’école et les propos du ministre ne font, hélas, que le confirmer. Tous les rapports de l’OCDE, notamment ceux issus des enquêtes PISA, comme de la Cour des comptes contredisent vos déclarations. Notre système éducatif se classe aujourd’hui parmi les plus moyens des pays développés alors qu’il était en tête des classements il y a encore quelques années.
Le niveau d’encadrement diminue, notamment dans le primaire, contrairement à ce qui est écrit. Vous citez des moyennes, tout en sachant pertinemment qu’elles ne signifient rien.
Le métier d’enseignant n’attire plus, en grande partie du fait de la réforme de la formation qui perturbe beaucoup les jeunes enseignants. J’en veux pour preuve – nous ne devons pas disposer des mêmes chiffres vous et moi – que 10 % des postes n’ont pu être pourvus l’an dernier au CAPES. Cet assèchement du vivier sera catastrophique dans les années à venir. N’y est sans doute pas étranger non plus le fait que nos enseignants soient parmi les moins bien payés et les moins bien considérés des pays de l’OCDE, comme les enquêtes de cette institution l’ont établi. Ce ne sont pas 150 euros de plus pour trois mois qui apporteront une solution ! Et, bien entendu, le gel du point d’indice dans la fonction publique n’arrange rien.
La scolarisation des moins de deux ans est en baisse drastique. C’est d’ailleurs là, hélas, semble-t-il, votre seule ambition. Au nom, bien sûr, du dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, principe que la Cour des comptes elle-même juge inadapté, et même stupide. Bien que la qualité de l’enseignement en pâtisse, vous persistez en prévoyant de supprimer encore 12 000 postes en 2012.
Alors que chacun s’accorde sur la nécessité de faire porter l’effort sur l’enseignement primaire, vous y supprimez plus de 5 500 postes. Comment, dans ces conditions, pourrez-vous tenir la promesse du Président de la République que dans le primaire, au final, ouvertures et fermetures de classes s’équilibrent ? La réponse se trouve, hélas, dans le bleu. On y apprend que certaines modalités d’enseignement des langues vivantes seront supprimées, que l’importance des moyens d’éducation affectés en-dehors des classes va être remis en cause, de même que le dispositif de remplacement des enseignants absents. On y apprend aussi que les effectifs dans les classes maternelles et élémentaires augmenteront. Autant dire que la qualité de l’enseignement va se dégrader encore.
Nous connaissons votre réponse, monsieur le ministre, tout n’est pas question de postes. Nous pourrions à la limite le penser aussi si vous ne supprimiez pas également tous les crédits pédagogiques.
Les crédits de fonctionnement affectés aux lycées diminuent de 40 %. Or, ce sont précisément ces crédits qui permettent la personnalisation que vous vantez, monsieur le ministre. Qu’il y a loin des discours aux actes !
Quel bilan précis pouvez-vous dresser, monsieur le ministre, de l’aide personnalisée ? Quels résultats a-t-elle donnés dans les ZEP, que, soit dit au passage, vous remettez en cause ?
Pouvez-vous enfin nous indiquer combien d’élèves supplémentaires sont attendus dans les dix à quinze prochaines années ? Je crains en effet que votre budget, déjà schizophrénique, ne soit également aveugle. Il est faux de prétendre, comme vous ne cessez de le faire dans l’hémicycle, que le nombre d’élèves diminue. Il y eu un boom démographique en 2000 et en 2003. Avec de 60 000 à 80 000 élèves de plus par an dans les cinq ans à venir, comment ferez-vous face après avoir supprimé autant de postes ? »  

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Priorités à l’éducation et à la citoyenneté

Posté par toulouse2008 le 11 novembre 2011

Alors que l’Etat se désengage, les collectivités locales et notammment les communes progressistes continuent d’investir fortement dans les écoles. Un exemple parmi d’autres: la ville éducative de Lomme près de Lille.

Comme dans toutes les communes de France, au moins celles qui ont la chance d’avoir des écoles (de nombreuses communes rurales ont été victimes de regroupements ou contraintes de fermer pour des raisons financières), les élus de notre ville ont siégé dans les conseils d’école aux côtés des équipes éducatives et évidemment des parents d’élèves élus.lommeweb.jpg

Ces conseils sont toujours un temps fort de l’année dans lequel sont évoqués les projets et activités des classes et des élèves qui s’inscrivent naturellement dans le cadre local de la commune siège, compétente sur ce niveau d’enseignement notamment en matière d’accueil et d’entretien des bâtiments.

Il me serait pourtant difficile aujourd’hui de chiffrer tout ce qui participe de nos efforts pour soutenir, accompagner et renforcer le travail des enseignants même si cela nous parait ici à Lomme parfaitement normal.

Rassemblées, au cœur du projet éducatif que nous portons avec le Maire et Roger Vicot les mesures éducatives ou péri éducatives n’ont en définitive qu’un intérêt celui d’améliorer la réussite éducative des enfants afin que ceux-ci s’insèrent le mieux possible dans notre société.

Le prolongement du PEg lommois pour la période 2011-2016 prendra en compte cette dimension éducative de manière très concrète pour de nouveaux projets ambitieux dés cette année scolaire 2011-12.*

C’est ce message de soutien que nous avons porté dans les conseils d’école alors que, dans le même temps nous continuerons d’investir dans le quotidien ( 300 000 pour les classes découvertes par exemple) et le patrimoine avec plus de 500 000 euros voués à améliorer les conditions d’accueil dans toutes nos écoles et nos garderies périscolaires. ( rénovation à La Fontaine, Ptit Quiquin, bientôt R.Salengro)

Nous maintiendrons le cap fixé au début du mandat, celui d’améliorer la pause méridienne par le programme pluriannuel de construction et de rénovation des restaurants scolaires décentralisés, plus de 13 millions d’euros investis jusqu’en 2014 !

Est-ce un hasard d’ailleurs si nous scolarisons plus de 300 enfants d’autres communes limitrophes alors que la part des enfants fréquentant l’enseignement privé est proportionnellement moins forte qu’ ailleurs en métropole lilloise ou en France ?

Est-ce un hasard si notre PEG fonctionne si bien reposant avant tout sur la confiance, le partenariat avec l’inspection, les directeurs, les enseignants et les parents parce qu’il ya ici à Lomme comme partout en France des besoins évidemment que nous nous efforçons de couvrir ?

Pourtant la situation n’est guère idyllique. Les équipes éducatives restent soumises à une dure pression alors qu’il leur est davantage demandé au jour le jour : enseignement de la morale ( !) à l’école, pratique des langues étrangères qui complètent toutes leurs taches éducatives et administratives.

La disparition du corps des RASED, la disparition des enseignants des intervenants en langue, la disparition partielle des EVS et des AVSI, la disparition des aides éducateurs, la suppression des moyens de remplacements, la fermeture de classe… n’ont pas entamé la détermination des enseignants ni la nôtre.

Nous continuerons à investir dans l’avenir, celui de nos écoles et de nos enfants.

* le projet Aménagement du temps de l’enfant notamment qui liera une nouvelle semaine scolaire à des temps d’activités péri-éducatives proposées et financées par la ville ou encore le Collège Citoyen

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Pilotage à vue

Posté par toulouse2008 le 4 décembre 2011

 

 

Lettre à Mme la rectrice

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Le  Collectif des Elus Républicains à l’Education ( CEDRE) dont de nombreux élus siègent dans les conseils d’écoles de nos communes s’inquiète du devenir des emplois vie scolaire et souhaite obtenir des précisions utiles afin de rassurer les équipes éducatives et les parents d’élèves.     

Le gouvernement avait décidé, dans le cadre de la politique de lutte contre le chômage et du développement du plan de cohésion sociale, de créer, en 2006, 45000 emplois  vie scolaire à destination des établissements scolaires et en particulier des écoles.

La  mesure répondait  à un double objectif : lutter contre le développement du chômage en offrant des contrats d’avenir et des contrats d’accompagnement dans l’emploi à un public particulièrement affecté ( chômeurs de longue durée et  plus de 50 ans) et aider au quotidien, dans des tâches multiples, les directions des établissements scolaires.

Ainsi au-delà des critiques faites à l’époque, relatives à la précarisation des personnes dont les contrats étaient fixés dans le temps et non renouvelables, les EVS se  sont –ils imposés au quotidien jusqu’à devenir, il faut le dire, indispensables dans leurs missions multiples: assistance administrative, accueil et encadrement, aide à la documentation et à l’animation…

Le statut  de directeur d’école  souffre aujourd’hui encore d’un manque de reconnaissance  par rapport à l’engagement des personnels qui dirigent et animent les équipes éducatives alors que le travail et le périmètre de responsabilités ne font qu’augmenter.

Les EVS, sans tout régler, donnaient donc l’occasion non seulement de remettre sur le chemin de l’emploi et de l’intégration sociale des personnes privées d’emploi  souhaitant retravailler mais aussi d’offrir aux personnels d’encadrement, directeurs d’écoles, principaux de collèges et proviseurs des moyens pour faire fonctionner leurs établissements dans des conditions « relativement acceptables ».

Depuis cette date, vous avez, Mme la rectrice, décidé de mettre fin aux contrats d’assistants d’éducation dans le premier degré  pour les transférer dans le second degré  ( même si personne aujourd’hui ne sait s’ils n’ont pas simplement et purement disparu…) hormis les Assistants de Vie Scolaire (AVS) qui assurent une mission de suivi du handicap.

Depuis cette date, vous avez, Mme la rectrice, décidé de stopper tout renouvellement des EVS qui avaient été budgétés, soit plus de 800 postes pour toute l’académie.

Nous apprenons début novembre qu’après arbitrage ( ?) de nouveaux moyens seraient dégagés afin de doter les écoles de notre région de 715 équivalents temps plein dont la ventilation sera opérée sur des critères nébuleux  et qui, de toutes les manières, ne pourront être satisfaisants, rompant l’égalité de traitement entre toutes les écoles de nos territoires.

A la lecture partielle des informations qui nous reviennent de nos communes, des conseils d’écoles dans lesquels nous siégions, nous vous interpellons afin d’obtenir des réponses claires à nos questions et à celles des directions d’écoles.

Quels moyens comptez- vous réellement répartir en poste EVS sur le territoire de notre département ?

Sur quels critères transparents déciderez- vous d’attribuer ou non un poste EVS dont nous pouvons supposer qu’un maximum d’écoles ont besoin ?

En attente de vos réponses, afin d’en informer les parents d’élèves, veuillez agréer, Mme la rectrice, l’expression de nos salutations républicaines. 

Alexandra LECHNER                   Olivier CAREMELLE

Porte parole du C.E.D.R.E

 

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Imbroglio

Posté par toulouse2008 le 13 décembre 2011

 

 

 

Les IUFM créés en 1990 ont été l’objet de nombreuses critiques jusqu’à devenir la cible préférée de la droite, montrant du doigt et stigmatisant leur politique de formation. Où en sommes- nous ? Petit rappel historique.

Salle de classe - jinkazamah/CC/Flickr.com

Salle de classe (jinkazamah/CC/Flickr.com). 

En 2005, les IUFM ont été rattachés aux universités. Puis, Xavier Darcos a officiellement supprimé les IUFM en 2008 (avec application en 2010). Mais en septembre 2010, les IUFM existent toujours, avec locaux et effectifs : entre-temps, le décret qui devait les supprimer a été « enterré ».

Jusqu’en 2009, les étudiants voulant devenir professeurs devaient obtenir une licence à l’université, sanctionnant trois ans d’études puis ils se préparaient pendant une année ou plus aux concours de l’enseignement (Capes, agrégation,…). Cette préparation au concours pouvait s’effectuer auprès d’un IUFM ou ailleurs.

Désormais, les futurs enseignants sont recrutés durant leur première année de master : c’est ce qu’on appelle la réforme de la masterisation des concours, répondant à la volonté de mettre l’accent sur les compétences disciplinaires plutôt que sur celle de l’entrée dans le métier.

Les enjeux de la réforme  de la formation des enseignants qui a suscité bien des mouvements et des polémiques recoupent en effet de nombreux problèmes : la question de la formation universitaire sur 5 ans suivie d’une entrée dans le métier dans de bonnes conditions, la place et le rôle d’une structure universitaire (IUFM aujourd’hui) permettant de coordonner et de penser la formation des enseignants, le contenu des concours de recrutement, les aides accordées aux étudiants afin de poursuivre des cursus plus longs ou encore la question du pré-recrutement et de ses modalités..

Malgré toutes les critiques et les mouvements de contestations, la réforme appliquée sur les territoires a produit immanquablement ses effets :

- La dilution des effectifs étudiants à la fois en volume, conséquence directe du manque d’attrait pour aujourd’hui se préparer aux métiers de l’éducation (professeur des écoles, du second degré ou conseiller principal d’éducation) et en flux à travers l’intégration de l’IUFM dans les universités.

- Les premières esquisses de concurrence* (publique et privée) comme l’atteste l’exemple de la région Nord-Pas de Calais et l’envie affichée du président de l’Université d’Artois de « rationaliser l’implantation de l’IUFM, pour l’instant dispersé entre 6 sites de formation, un nombre qui serait réduit à 3 ou 4 d’ici  5 ou 10 ans ».

- Le redéploiement des personnels IUFM. Christian Morzewski, président de l’Université d’Artois, justifie également ces fins d’activité par la baisse des effectifs d’étudiants en IUFM « passés de 6200 en 2009 à 2200 cette année. (…) Moins 70% en trois ans, on ne peut pas garder le même périmètre ».

- La fin d’une vraie ambition : celle d’une formation professionnelle universitaire. Les lauréats des concours se retrouvent jetés en pâture devant les classes, sans réelle formation, au lieu d’entrer progressivement dans le métier en profitant d’une année aménagée autour d’heures d’enseignements et de stages.

Dans ce contexte, l’interpellation du Conseil d’Etat et la décision rendue le 28 novembre 2011n’est pas anodine  stipulant que le ministre de l’Education nationale Luc Chatel n’était « pas compétent pour abroger seul », sans le ministère de l’Enseignement supérieur, les textes régissant la réforme de la formation des enseignants et notamment la question vitale de leur temps partagé, en alternance, entre l’IUFM et les établissements dans lesquels ils sont nommés, après l’obtention du concours.

Chacun se souvient de l’opportunité de la décision d’alors (suppression garantie de 16000 postes) qui était loin de répondre, à un intérêt pédagogique, ni pour les néo-enseignants, ni pour les élèves.

Les syndicats et association de parents d’élèves qui, depuis cette date, contestaient légalement le bien fondé de cette décision, aussi bien sur le fond que sur la forme, ont été depuis entendus par le Conseil d’Etat qui vient donc d’annuler partiellement les dispositions prises.

Est-ce à dire que nous nous acheminons vers un retour heureux d’une véritable formation en alternance pour les stagiaires alors que beaucoup d’entre eux le réclament ?

Si les arguments juridiques ne sont pas clos avec cette prise de position du Conseil d’état, gageons que celle-ci rallumera nécessairement le débat autour de ce qui est attendu, la création d’une formation professionnelle universitaire !

A suivre..

*Pour éviter une concurrence entre les 6 universités publiques de la région, l’ancien recteur d’académie, Bernard Dubreuil, avait mis tout le monde autour de la table : un accord avait été trouvé, intégrant l’IUFM Nord Pas-de-Calais au sein de l’université d’Artois qui conservait la formation des professeurs des écoles (1er degré), les autres universités publiques intégrant les masters préparant à l’enseignement dans le second degré.

**Le président de l’Université d’Artois a remis en cause cet accord en signant une convention, contestée depuis au Tribunal administratif, avec l’Institut catholique de Lille (la « Catho »). Par cette convention, l’université publique valide les diplômes obtenus par les élèves qui auront suivi cette formation privée au métier d’enseignant, concurrençant ainsi directement le monopole de l’IUFM.

 
 

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Lettre au Président

Posté par toulouse2008 le 10 janvier 2012

Lille, le 12 janvier 2012

Collectif des élus démocrates et républicains à l’éducation             Monsieur le Président de la République
C.E.D.R.E                                                                                               Monsieur Nicolas Sarkozy    
 

Monsieur le Président de la République,

Vous venez en ce jour, le 12 janvier 2012, présenter vos vœux aux fonctionnaires de la République et nous vous en remercions très chaleureusement.
Nous savons que vous manifestez depuis des années, bien avant votre élection à la présidence de la République, une attention particulière à toutes celles et tous ceux qui sont engagés au service de l’état et au titre des différentes collectivités.
Nous connaissons votre attachement à la promotion des services publics, votre soutien indéfectible aux missions difficiles qui sont les leurs et pour tout dire votre confiance inaltérable dans ces femmes et ces hommes qui ont choisi de servir leur pays et leurs concitoyens.
Evidemment ou malheureusement de très mauvais esprits remettent en cause la politique que vos gouvernements successifs ont initié évoquant injustement « l’absurdité de la suppression depuis 2007 d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ».
Il aura certainement échappé à tous ces fâcheux, nombreux pourtant, que la formation et l’efficacité des fonctionnaires  ont permis et, pour tout dire, rendu inéluctable l’évolution de leur nombre, 30 000 en 2012 et près de 180000 emplois en 10 ans, au prix d’une dégradation continue et assumée du service rendu à nos concitoyens.
Quelque part victimes de leur succès, il ne vous a pas échappé ainsi qu’à nos ministres préférés, M.Chatel en tête, que notre pays avait ainsi moins besoin de fonctionnaires puisque ceux en place remplissaient déjà pleinement toutes les missions qui leurs sont confiées au jour le jour.
Vous avez d’ailleurs rappelé la semaine dernière que votre slogan de 2007 pouvait encore servir en proposant aux enseignants de « travailler davantage pour être considérablement augmentés à budget…constant ».

Vous avez donc pris un engagement fort pour votre campagne électorale qui s’annonce, si jamais vous comptiez vous représenter : éradiquer  100 000 postes d’enseignants supplémentaires entre 2012 et 2017 !
Bien sûr votre proposition courageuse a suscité quelques polémiques notamment du ministre des finances, M.Baroin, qui souhaiterait le statu quo en l’état et se contenter de continuer la politique efficace menée depuis le début de mandature : supprimer des postes de fonctionnaires et geler les salaires.

Bien sûr, tant d’égards en direction de l’Education Nationale fait grincer les dents des autres corps de la fonction publique même si la Police Nationale et la Justice ont participé eux aussi au plan national de licenciement.

Qu’ils ne désespèrent pas, nous connaissons votre détermination à assurer l’équité !
Nous vous encourageons, cher Président de la République, à faire preuve de fermeté et à ne pas vous laisser distraire, ni par M.Baroin, ni par les syndicats, ni par les parents d’élèves et encore moins par tous vos opposants politiques.
La contestation qui monte, très certainement alimentée par des jaloux et une presse aux ordres de l’opposition, ne doit pas être un frein à votre action et à votre soutien indéfectible aux fonctions publiques.
Souhaitez nous vos meilleurs vœux ici à Lille là ou vos efforts sont les plus remarquables, 1020 suppressions d’emplois de personnels éducatifs pour la rentrée 2012 ! Plus de 4500 en moins de 5 ans, absolument remarquable !
Veuillez recevoir, Monsieur le Président de la République, l’expression de toute notre gratitude.

Alexandra LECHNER  Olivier CAREMELLE   
Porte parole du CEDRE

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Vers la fin des lycées professionnels?

Posté par toulouse2008 le 17 janvier 2012

 Nous ferons de l’enseignement professionnel une priorité du mandat » Nicolas Sarkozy

Les premières annonces relatives aux suppressions de postes ont fait état de 1020 équivalents temps pleins repris pour la rentrée scolaire 2012-2013 dont 589 ETP pour le secondaire.
Le Comité technique paritaire, qui aura lieu ce jour, fixera la répartition des pertes d’emploi par niveau  d’établissement alors qu’il est proposé de retirer une large partie des postes aux lycées professionnels de la région.
Le rectorat tablant sur une baisse de la démographie scolaire propose en effet de retirer 468 ETP aux LP régionaux afin de faire face « aux pertes d’effectifs » liées à la réforme du bac professionnel passé de 4 à 3 ans.
60 000 élèves fréquentent aujourd’hui ces établissements dans notre académie qui consolident fortement l’offre de formation et répondent assurément à des besoins identifiés.

La nouvelle répartition des moyens proposée par les services de Mme le recteur va donc organiser la pénurie et raréfier une nouvelle fois l’offre de formation tout en déstructurant les équipes pédagogiques à l’intérieur même des lycées.
Nous pouvons craindre de plus, comme cela commence à être le cas ( Lalo l’an dernier) la fermeture complète d’établissements ou la disparition de leur entité juridique ( passage en section professionnel comme à G.Eiffel à Armentières)  alors même que les discours incantatoires font de « l’enseignement professionnel une priorité de la politique éducative du pays ».

Ainsi donc, pendant que la région a massivement investi dans des rénovations lourdes d’établissements pour accompagner l’offre existante et surtout donner aux élèves les meilleures conditions de travail et d’accueil, le tissu des lycées professionnels est largement déstabilisé par la purge de 11 % de ses effectifs élèves et 80% des suppressions de postes du secondaire.
Cette politique cible une population scolaire qui a déjà souvent concentré dans sa scolarité des difficultés et qui sera une nouvelle fois directement et inutilement fragilisée.
Le CEDRE regrette vivement cette apologie de la calculette et demande à Mme le recteur de retrouver le chemin de la raison.

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Mettre fin à l’hémorragie dans l’éducation nationale: le changement, c’est maintenant!

Posté par toulouse2008 le 28 janvier 2012

 

Mettre fin à l’hémorragie dans l’éducation nationale: le changement, c’est maintenant!  dans Actions des elus 2012changement-300x101

 

PhotoAu lendemain de l’intervention de François Hollande dans l’émission des paroles et des actes,   nous avons tenu à rappeler les propositions portées par le Parti Socialiste en matière de politique éducative lors d’une conférence de presse.

 

Avec Alexandra Lechner, Conseillère Générale du canton de Lille Nord Est et Secrétaire fédérale à l’éducation, d’Yves Durand, Député-Maire de Lomme et Olivier Caremelle, Conseiller délégué à l’enseignement pour la ville de Lomme, nous avons exprimé notre révolte face à la l’hémorragie des effectifs organisée par le gouvernement.

 

Cette réduction drastique du personnel éducatif en vue de respecter l’engagement intenable de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est une posture idéologique qui amène à déléguer la formation au secteur privé. Nous avons ainsi évoqué la manière dont le gouvernement envisageait l’enseignement professionnel, qui au lieu d’être considéré comme une filière d’excellence est plutôt perçu comme une filière de relégation dont les missions devraient être confiées au secteur privé. C’est aussi cette même privatisation latente que nous avons condamnée dans une loi qui sera déposée prochainement par la majorité présidentielle en vue de mettre officiellement fin à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres. Dès lors, les étudiants souhaitant se former à l’enseignement n’auront plus d’autres alternatives que de recourir à des instituts privés de formation.

 

Face au bilan de Nicolas SARKOZY qui aura présidé à l’exaspération de la communauté éducative, nous défendons avec François HOLLANDE la nécessité de créer 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation et de mettre fin à la stigmatisation du corps enseignant. Notre candidat souligne  dans ses soixante propositions la nécessité d’accueillir les enfants de moins de trois ans en maternelle, ce qui actuellement n’est pas possible au regard de la dimunition des personnels.

 

François HOLLANDE offre également des perspectives aux filières d’enseignement professionnel et technologique, en s’engageant pour leur revalorisaion. Il promet également le décloisement à l’université en réformant les premiers cycles universitaires qui voient trop d’étudiants quitter l’enseignement supérieur sans formation qualifiante.

 

Avec ces messages clairs, nous avons ainsi voulu signifier, à cinq jours de la manifestation pour l’école du 31 janvier prochain, que nous partagions les préoccupations des parents, élèves et enseignants. Comme eux, nous plaçons tous nos espoirs dans l’école comme instrument d’intégration, d’épanouissement individuel et d’égalité républicaine.

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La presse en parle

Posté par toulouse2008 le 29 janvier 2012

Postes supprimés : « Le massacre continue ! »

 

Les socialistes du Nord ont vivement protesté vendredi contre les suppressions de postes annoncées dans l'académie de Lille. Les socialistes du Nord ont vivement protesté vendredi contre les suppressions de postes annoncées dans l’académie de Lille.

Avec les syndicats enseignants, qui appellent à la grève ce mardi dans l’Éducation nationale, les politiques réagissent aussi aux 1 020 suppressions de postes prévues dans l’académie de Lille. Et tirent à boulets rouges sur le rectorat.


CHRISTELLE JEUDY > christelle.jeudy@nordeclair.fr
Depuis l’annonce des 1 020 suppressions de postes dans l’académie de Lille, tout va très vite… Les établissements scolaires reçoivent déjà le détail de leurs dotations, des commissions permanentes sont convoquées puis des conseils d’administration. Très vite, trop vite pour la FSU Nord – Pas-de-Calais qui dénonce le déclenchement de la « procédure d’urgence » par le rectorat et les inspections d’académie.
« Les délais légaux de transmission des documents, convocation des commissions et conseils d’administration sont écourtés, pour museler les possibilités de contestation », regrette Catherine Piecuch pour qui il s’agit là « d’un déni de démocratie ». « Logiquement, une fois les suppressions de postes annoncées, on doit avoir le temps de réfléchir entre collègues, de faire des propositions. Là, certaines commissions permanentes sont convoquées un vendredi soir pour un conseil d’administration le lundi. Alors on a l’impression qu’on nous met le couteau sous la gorge », ajoute Karine Boulonne.

La presse en parle dans Actions des elus

Les lycées professionnels (LP) sont les plus touchés avec 503 suppressions de postes sur les 589 prévues dans le second degré : moins 18 postes au LP Joliot-Curie de Oignies, moins 14 à Denain, idem à Hénin-Beaumont.

« Militante zélée
du sarkozisme »

Dans la métropole lilloise, au LP Cousteau à Wasquehal, « 9 postes sur 22 passeraient à la trappe », dénonce Sylvie Vinsard pour le syndicat « Action et démocratie ». Les appels au boycott des conseils d’administration se multiplient. Appels aussi à manifester ce mardi 31 à Lille (départ du cortège à 14 h 30 de la Porte de Paris) ou à Paris. Une mobilisation à laquelle s’associent les politiques. Le Parti socialiste en tête, comme Martine Aubry, qui se déclare « choquée » par les fermetures de classe annoncées dans plusieurs écoles de Lille et par « les attaques » du personnel des Rased (réseau d’aide aux enfants en difficulté). Vendredi au siège nordiste de la fédération du PS, Le 1e r secrétaire Gilles Pargneaux et le député-maire de Lomme, Yves Durand, n’ont pas eu de mots assez durs pour dénoncer les suppressions de postes. « Le massacre continue, hélas ! Mais dans les déclarations du recteur (Marie-Jeanne Philippe, ndlr), on a dépassé le scandale » , s’exclame Yves Durand en ajoutant, « nous avons dans l’académie de Lille une militante zélée du sarkozisme, pas un recteur ».
« Le lycée professionnel, dans la région, est primordial et doit être une filière d’excellence, or, on est en train de le tuer », insiste le spécialiste des questions d’Éducation au PS pour qui la volonté du rectorat est claire : « Favoriser l’apprentissage en entreprise. » « Dans l’académie de Lille, Mme le recteur a dégradé sa fonction en se comportant en Sarkoziste de service, on n’a jamais eu une militante aussi partisane ! », ajoute Gilles Pargneaux. Pour Olivier Caremelle et Alexandra Lechner, porte-paroles du Collectif des élus démocrates et républicains à l’Éducation (CEDRE), « il ne faut pas mésestimer la tension dans les établissements ». Les communistes lillois dénoncent eux aussi les suppressions de classes dans les écoles de la ville, « dont trois du dispositif Eclair vanté comme étant au coeur de l’éducation prioritaire ».w

 

Roubaix : manifestation contre la fusion de deux lycées

À Roubaix, depuis le début du mois, élèves, parents d’élèves, enseignants et élus locaux protestent contre la « mise en réseau » de deux lycées. Cette fusion se ferait au détriment du lycée Van-der-Meersch qui perdrait ses classes de seconde à la rentrée de septembre. Hier, une manifestation a réuni entre 100 et 150 personnes qui ont défilé depuis le lycée jusqu’à l’hôtel de ville. Les élus et militants de gauche (PS, EE-LV et PCF) formaient une partie non-négligeable du cortège. Selon eux, la décision du rectorat est brutale, prise sans concertation et intervient à contretemps. Le lycée Van-der-Meersch est situé dans le quartier des Trois-Ponts, où se trouvent de nombreux logements sociaux. Alors que s’y déroulent de nombreux chantiers de rénovation urbaine, que le lycée bénéficie de nouvelles installations sportives et que le vélodrome couvert est érigé juste en face, vouloir le fermer serait une ineptie.wY.M.

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