Pour faire du service civique, un droit!

9 janvier 2016

Actions des elus

service

Le Président de la République a, une nouvelle fois, lors de ses vœux aux Français, réaffirmé son engagement auprès de la jeunesse à travers la montée en puissance du service civique pour conduire, à terme, à sa généralisation.

Depuis 1996, la question d’un service civil revient  régulièrement sous des formes différentes tant sur la durée que sur les formes obligatoires ou facultatives du service  pour combler le « vide » laissé par le service militaire.

Ce fut le cas du projet déposé alors par Jean-Marc Ayrault et Daniel Vaillant en 2003, en 2005 après la « révolte des banlieues » ou encore en 2006 avec la tentative avortée de créer un service républicain obligatoire.

 Rappelons que le service civique actuel a été créé en mars 2010 et est ouvert aux volontaires entre 16 et 25 ans, s’engageant au service de l’intérêt général, pour une période de 6 à 12 mois, sans conditions de diplôme et indemnisé à hauteur de 576 euros.

Le 09 mars dernier François Hollande avait déjà « fêté » à la Villette les cinq ans du service civique promettant déjà un nouvel effort de l’Etat alors que de nombreux postulants au service civil ne pouvaient trouver de missions, « inégalité inacceptable selon le Président de la République »

Ainsi en 2014, 35.000 jeunes étaient concernés par le dispositif,70 000 en 2015 pour  150 000 volontaires prévus en 2016 !

Afin de mieux faire connaître le dispositif, celui-ci est dorénavant proposé à tous les jeunes à l’occasion de la Journée d’appel et de préparation à la défense, qui perdra ainsi son caractère exclusivement militaire. Proposition complétée par l’organisation d’une Journée du service civique qui sera également célébrée dans les préfectures chaque 10 mars, date anniversaire de la loi.

C’est dans ce contexte que les nouvelles annonces de François Hollande,  rouvre le débat sur le périmètre du service civique pour le rendre, à terme, universel sans le rendre obligatoire.

La question de l’obligation est évidemment importante au regard du nombre de jeunes concernés, peu ou prou 750.000 par générations auxquels il faudrait trouver un service et des missions.  

Les motifs au service civique sont très nombreux et les formes pourraient demain proliférer pour un engagement citoyen de notre jeunesse à la condition de trouver les missions auprès des associations, des collectivités locales qui doivent être urgemment sollicitées.

L’Etat lui-même a utilement mis à contribution ses ministères depuis quelques mois notamment ceux de l’écologie et de l’Education pour accompagner les familles et les « décrocheurs » scolaires.

L’extension du service civique est donc en cours et nous espérons que sa généralisation ne se fasse pas au détriment du raccourcissement de  la durée de la mission qui viderait de sons sens et de sa substance l’engagement du jeune.

Raccourcir le temps du service civique dénaturera sans conteste le dispositif tel qu’il fonctionne aujourd‘hui, équilibré entre un temps ni trop  long, ni trop court : le temps nécessaire de s’intégrer, d’appréhender les taches et missions dévolues au contrat signé, d’apporter un « plus » au-delà d’une période qui pourrait s’apparenter à un stagemais qui n’est pas non plus un emploi.

 L’engagement financier de l’Etat est évidemment de taille.

L’extension du service civique sous ses formes actuelles, à l’ensemble d’une génération, serait évaluée à plus de 3 milliards d’euros, le prix de l’investissement pour notre jeunesse.

Ainsi en 2015, le budget consacré au service civique s’élève à 229 millions d’euros pour atteindre 391 millions en 2016. Un chiffre qui devrait largement gonfler en cas de «généralisation».

Sur ce sujet, avant de formaliser la généralisation, il conviendrait déjà d’offrir la possibilité à tous les jeunes de réaliser un service civique, ce qui est loin d’être le cas pour l’instant.

 La création d’un service civique étendu pour tous les jeunes Français et Françaises est une belle ambition pour notre pays et notre société qui a besoin de solidarité, d’engagement et de citoyenneté.

 Il serait plus pertinent, dans le contexte d’aujourd’hui, un chômage à haut niveau, notamment pour les jeunes (près de 23 %), d’en faire non un devoir mais un droit, une possibilité dans le parcours de formation et d’insertion professionnelle.

Ce serait dans la logique de l’action de François Hollande une étape de plus à franchir. Permettre à notre jeunesse sans contrainte et en répondant à ses besoins de s’engager et de lui faire confiance ! 

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