Nicolas sarkozy et l’école: zéro de conduite!

5 juillet 2016

Mobilisations

 

« Tout jeune décrocheur à 18 ans, s’il n’a ni travail ni formation, partira au service militaire pour apprendre à respecter les règles. »

« Les plus jeunes qui rendent la vie impossible dans leur collège, seront envoyés dans un établissement avec internat et encadrement renforcé.

«  Les parents qui s’opposeront auront leurs allocations familiales supprimées. »

La presse a rendu compte des » propositions » du futur candidat, Nicolas Sarkozy à la primaire de droite sur l’école, propositions dans le droit fil de celles de son ouvrage d’avril dernier.

Le manque d’analysé stupéfie au regard de la politique que Nicolas Sarkozy a mené pendant cinq ans éradiquant les moyens donnés au service d’éducation par la suppression de près de 80 000 postes, de la formation des enseignants, des réseaux Rased, de la mort programmée de l’école maternelle ou la promotion bancale de la semaine des 4 jours.

L’école est qualifiée du « pire échec de la République » alors que tout aura été fait, comme pour le Ministère de l’Intérieur et de la Justice, pour raréfier et asphyxier l’école républicaine.

Les nouvelles propositions ressemblent à s’y méprendre à celles de l’ancien Président à travers l’augmentation de 25% le temps de travail des enseignants, y compris les heures de cours en contrepartie d’une revalorisation salariale de 20%.

La promesse parait bien difficile à tenir au regard de celle des 100 milliards d’économie annoncées…

 Le candidat veut aussi « rétablir l’autorité », autorité construite comme la réponse absolue aux maux de l’école.

« A l’image de ce qui existe avec succès outre-mer, il faut généraliser un service militaire adapté pour les décrocheurs, obligatoire pour ceux qui ne sont ni diplômés, ni qualifiés, ni embauchés, dont le déploiement sera progressif sur le prochain quinquennat. »

Environ 140 000jeunes seraient concernés, par an, par la mesure dont on ne voit guère l’intérêt ni l’efficacité.

Qui sera concerné ? Avec quelle obligation et quelle conséquence en cas de refus ? La mesure,  idéologique et punitive, n’est pas à la hauteur !

Réduire la question de l’école à celle de la crise de l’autorité n’est qu’un artifice politique alors que la refondation de l’école doit être absolument poursuivie et trouver un nouveau souffle.

Comment demain poursuivre et amplifier le travail entamé ?

 Comment organiser l’acte 2 de la refondation de l’école autour de l’innovation pédagogique notamment autour du lycée général, technologique et professionnel ?

Comment, chantier absolument indispensable, mieux lier les questions d’éducation, de formation et d’insertion dans la vie active ?

Ce sont ces questions qui aujourd’hui sont posées aux responsables politiques afin de combattre l’échec scolaire et les problèmes d’inclusion dans la vie active.

 

Olivier Caremelle

Président du CEDRE 

FFS TIZI-OUZOU |
LES REVOLUTIONS ARABES ET L... |
badjheca-info |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | khiachimonblog
| histoire
| Lesenegalais