Nous ne sommes ni condamnés au mépris, ni à l’indifférence

30 décembre 2016

Mobilisations

Le lieu humanitaire est ouvert depuis le 7 mars 2016.

 Situé à 30 kilomètres de calais, il a été ouvert et voulu par Damien Carême, Maire de Grande- Synthe, pour offrir des conditions de vie meilleures aux réfugiés alors que ceux ci croupissaient dans les sous bois du Barosch.

 Il était question à ce moment de sauver des vies et de protéger les 2800 personnes en danger.

 Depuis cette date, beaucoup a été fait par la ville, l’ état, les associations pour accueillir dignement tous ceux et toutes celles qui ne pouvaient ni avancer,ni reculer.

 Le camp de la linière « fonctionne » bien aujourd’hui.

 IMG_20160530_141909Imaginé et construit par MSF et la Mairie de Grande-Synthe, il pourvoit aux droits élémentaires notamment au logement, à l’ alimentation, à l’hygiène et à la scolarisation des enfants depuis juin 2016.

 Acteur privilégié de cette extraordinaire aventure, nous avons en effet décidé, sur proposition de Bernard Cazeneuve le 30 mars dernier, de scolariser les enfants vivant sur le camp s’ ils le souhaitaient ainsi que leurs familles.

 Dès le mois de juin, en collaboration étroite avec les services de l’ éducation nationale, du soutien du recteur et du Dasen,a été initiée une première expérimentation sur deux écoles publiques de la ville et un collège pour l accueil de réfugiés au sein de classes.

 Des dizaines d’ enfants ont, d’ ors et déjà,pendant leur période de passage sur la linière, fréquenté notre école républicaine dans les mêmes conditions que tous les autres élèves de la ville.

 Des moyens spécifiques ont été dédiés afin d accompagner les enseignants mobilisés et les enfants reçus.

 Cette démarche inclusive a permis de casser l’ image d une France nécessairement rétive aux réfugiés puisque les familles fréquentant les écoles ont reçu un accueil plus que bienveillant.

 Évidemment les difficultés sont nombreuses et totalement liées aux raisons poussant les réfugiés à venir en France, dans une grande majorité pour y transiter avant de gagner l Angleterre.

 Elles tiennent aux conditions de vie sur le camp et des tentatives de passage en pleine nuit.

 Comment dès lors penser scolariser son enfant, même pour un temps ponctuel?

 Elles tiennent au choc culturel et linguistique pour une population très largement kurde.

 Comment dès lors privilégier l apprentissage du français plutôt que l’ anglais?   

 Elles tiennent à la réticence et à la méfiance des familles de réfugiés qui,tout le long de leur parcours migratoire, ont reçu peu de preuves de bienvenue, doux euphémisme!

 Comment dès lors les convaincre que la France est aussi une terre d accueil, d hospitalité et de solidarité?

 Alors oui, même limitées,même incomplètes,les quelques semaines ou mois pendant lesquels les enfants ont pu être reçus dans nos écoles sont une vraie richesse d espoir.

 Nous ne sommes ni condamnés, ni soumis à l’ indifférence ou au mépris.

 Olivier caremelle

Président du CEDRE

Directeur de cabinet, Mairie de Grande-Synthe

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